Alors que les socialistes et leurs alliés tentent de départager cinq candidats lors d’une primaire marquée par de fortes divisions, Jean-Luc Mélenchon poursuit sa propre campagne présidentielle. Le candidat de La France insoumise entend s’affranchir des stratégies de rassemblement défendues par ses concurrents et privilégier une communication directe avec les électeurs, notamment sur les réseaux sociaux et dans les nouveaux médias.
Le premier tour de la primaire sociale-démocrate, ouvert vendredi 9 octobre, doit départager Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Ségolène Royal et Emmanuel Maurel. Plus de 140 000 électeurs sont inscrits, mais le scrutin a été perturbé dès son ouverture par une cyberattaque, contraignant les organisateurs à prolonger le vote jusqu’à ce dimanche 11 octobre à 18 heures. Une difficulté supplémentaire pour une consultation déjà traversée par des désaccords sur les alliances à gauche.
Mélenchon veut contourner les chaînes d’information
Jean-Luc Mélenchon, lui, a choisi une autre méthode. Lors d’une rencontre avec les étudiants de HEC le 5 octobre, le candidat insoumis a annoncé vouloir mettre « le moins possible les pieds » sur les chaînes d’information durant sa campagne présidentielle. Il entend privilégier les réseaux sociaux, les nouveaux médias et les rencontres directes avec les électeurs.
Cette stratégie repose sur une conviction : La France insoumise considère pouvoir mobiliser son électorat sans dépendre des grands rendez-vous médiatiques traditionnels. Le mouvement dispose déjà d’une importante présence numérique et cherche à renforcer ses liens avec les jeunes et les catégories populaires, deux publics que Mélenchon place au centre de son discours politique.
La mobilisation lycéenne constitue également un terrain d’intervention pour le candidat. En déplacement dans le Puy-de-Dôme ce samedi, il a renouvelé son soutien aux revendications des élèves tout en appelant à éviter une nouvelle escalade des violences. Il conteste les accusations gouvernementales selon lesquelles LFI chercherait à instrumentaliser le mouvement.
À quelques mois de la présidentielle, deux stratégies se dessinent donc à gauche. Les socialistes cherchent à désigner un candidat commun capable de rassembler au-delà de leurs rangs, tandis que Jean-Luc Mélenchon mise sur une candidature déjà déclarée, une forte mobilisation militante et une communication directe.

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