Gabriel Attal et Édouard Philippe se sont retrouvés ce dimanche 11 octobre à Dijon, à l’occasion du 126e congrès du Parti radical. Les deux anciens Premiers ministres ont échangé une poignée de main et affiché leur volonté de rassembler la droite et le centre en vue de la présidentielle de 2027. Mais derrière cette démonstration de cordialité, leurs divergences persistent, notamment sur la manière de désigner un candidat commun.
Devant les militants radicaux, Gabriel Attal a réaffirmé sa volonté de construire une large coalition allant de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine. Le président de Renaissance considère qu’une telle alliance est nécessaire pour éviter la dispersion des voix et proposer une alternative au Rassemblement national comme à La France insoumise. Il continue de défendre l’idée d’un mécanisme de départage entre les différents prétendants, notamment sous la forme d’une primaire.
Philippe veut un programme commun, mais refuse une primaire
Édouard Philippe partage l’objectif d’un rassemblement, mais conteste la méthode proposée par Gabriel Attal. Le président d’Horizons maintient son refus d’une primaire, considérant que la construction d’une candidature crédible doit d’abord passer par un accord politique et programmatique.
L’ancien Premier ministre a d’ailleurs pris une nouvelle initiative. Dans un courrier daté du 8 octobre, adressé aux dirigeants de la droite et du centre, il propose d’engager dès novembre un travail commun sur un programme de gouvernement. L’objectif est de rapprocher les différentes sensibilités sur les principales orientations économiques, sociales et institutionnelles avant d’aborder la question d’une éventuelle candidature unique.
Cette démarche intervient alors que plusieurs personnalités, notamment Bruno Retailleau et Gabriel Attal, continuent de défendre leurs propres ambitions présidentielles. Malgré les appels répétés au rassemblement, aucun accord n’a encore été trouvé sur la procédure permettant de départager les candidats.
La rencontre de Dijon illustre ainsi les ambiguïtés du bloc central et de la droite. Gabriel Attal et Édouard Philippe s’accordent sur la nécessité de l’unité, mais chacun entend conserver la maîtrise de sa stratégie.

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