Gabriel Attal assure que les négociations avancent. Édouard Philippe répond qu’il n’y participera pas. Vendredi 6 novembre, les deux anciens Premiers ministres ont une nouvelle fois affiché leurs divergences sur l’organisation d’une primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2027. En déplacement dans le Nord, le président de Renaissance a affirmé que les échanges entre les différentes formations s’étaient considérablement intensifiés ces derniers jours. « Les choses s’accélèrent dans les discussions », a-t-il déclaré, évoquant des contacts « extrêmement nombreux » et « extrêmement denses ». À l’entendre, un accord pourrait désormais intervenir rapidement, malgré les résistances exprimées par plusieurs prétendants à l’Élysée.
Gabriel Attal a également adressé un avertissement à ceux qui refuseraient de participer à cette consultation. Selon lui, les candidats choisissant de rester à l’écart prendraient la responsabilité d’une dispersion des voix susceptible de favoriser un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. Bruno Retailleau s’est récemment rallié au principe d’une primaire, qu’il souhaiterait organiser au plus tard durant la première quinzaine de février. David Lisnard défend lui aussi depuis plusieurs mois une consultation ouverte permettant de départager les candidats. Mais Édouard Philippe, dont la participation apparaît essentielle aux yeux des promoteurs du projet, continue de rejeter cette méthode.
Édouard Philippe refuse également les débats proposés par Retailleau
Quelques heures après les déclarations de Gabriel Attal, le maire du Havre a réaffirmé sa position lors d’un déplacement dans les Bouches-du-Rhône. Non seulement il ne participera pas à une primaire, mais il refuse également de prendre part aux trois débats télévisés proposés par Bruno Retailleau avant Noël. « Je débats avec mes adversaires », a-t-il expliqué, rappelant avoir proposé un échange public à Jean-Luc Mélenchon. Édouard Philippe considère qu’une compétition interne entre les représentants du centre et de la droite aurait pour principal effet de mettre en lumière leurs désaccords plutôt que de préparer un projet commun.
Le candidat Horizons entend désormais privilégier le terrain. Il a annoncé un « grand tour » des régions françaises jusqu’à la fin décembre, avec des réunions publiques destinées à présenter son projet et à échanger directement avec les électeurs. Après un déplacement à Marseille et à Arles vendredi, il doit se rendre samedi à La Ciotat, puis participer aux Rencontres de l’Avenir à Saint-Raphaël. Le contraste entre les stratégies est désormais manifeste : Gabriel Attal souhaite accélérer les négociations entre partis, tandis qu’Édouard Philippe mise sur une campagne autonome.









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