Gabriel Attal n’entend pas renoncer à sa primaire présidentielle. Au lendemain du refus catégorique d’Édouard Philippe de participer à une consultation commune de la droite et du centre, le président de Renaissance a assuré lundi 2 novembre que cette primaire « aura lieu ». Il la juge même « inéluctable », malgré les oppositions exprimées par plusieurs prétendants à l’Élysée. Une réponse directe au maire du Havre, qui avait estimé dimanche soir sur TF1 que ce projet ne ferait qu’ajouter de la division et de la confusion à la campagne.
Depuis plusieurs jours, Gabriel Attal tente de convaincre les personnalités de la gauche sociale-démocrate, du centre et de la droite républicaine de s’entendre sur un processus de désignation commun. Mais les obstacles s’accumulent. Bruno Retailleau conteste le périmètre envisagé, Raphaël Glucksmann ne souhaite pas participer à cette compétition et Édouard Philippe refuse désormais explicitement d’y prendre part. David Lisnard continue, à l’inverse, de défendre le principe d’une primaire ouverte, tandis qu’Aurore Bergé souhaite que les règles d’une consultation limitée à la droite et au centre soient fixées avant la fin de l’année.
Deux anciens Premiers ministres aux stratégies opposées
Gabriel Attal justifie son insistance par les rapports de force électoraux. Selon lui, aucun candidat issu du bloc central n’est actuellement en situation de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. L’ancien chef du gouvernement considère donc qu’une candidature commune constitue la meilleure réponse à la dispersion des voix. Édouard Philippe défend une logique différente : il entend poursuivre sa campagne et estime que les choix devront intervenir plus tard, lorsque chacun sera confronté à ses responsabilités.
Le désaccord entre les deux hommes devient ainsi l’un des principaux points de blocage du centre et de la droite. En affirmant que la primaire aura lieu malgré le refus d’Édouard Philippe, Gabriel Attal cherche à maintenir la pression sur son ancien (ou futur) allié.









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