David Lisnard a décidé de clarifier sa position. Mis en cause dimanche par Jean-François Copé et Marc Fesneau sur ses rapports avec Éric Ciotti et le Rassemblement national, le maire de Cannes a assuré dans la soirée qu’il ne gouvernerait « ni avec les macronistes ni avec le RN ». Une réponse destinée à dissiper les interrogations sur ses alliances potentielles, alors que sa candidature à la présidentielle de 2027 l’amène à se positionner face aux principales forces de la droite.
La polémique avait été lancée plus tôt dans la journée par Jean-François Copé, qui reproche au président de Nouvelle Énergie d’entretenir une ambiguïté vis-à-vis du Rassemblement national. Les appels adressés par David Lisnard à Éric Ciotti, désormais allié du RN, alimentent notamment les critiques de ses adversaires. Marc Fesneau a également mis en cause sa ligne politique. Le maire de Cannes récuse cette lecture et revendique une indépendance à l’égard du camp présidentiel comme de celui de Marine Le Pen.
Une ligne autonome, mais une primaire toujours défendue
David Lisnard n’entend pas pour autant renoncer à son projet de primaire de la droite et du centre. Il continue de défendre une consultation ouverte permettant de départager les prétendants avant l’élection présidentielle. Cette position le distingue d’Édouard Philippe, qui a confirmé dimanche soir son refus de participer à un tel scrutin, mais le rapproche de Gabriel Attal et d’Aurore Bergé sur le principe d’une désignation commune, malgré des divergences sur son périmètre.
La difficulté pour David Lisnard consiste désormais à concilier son refus d’une alliance gouvernementale avec les macronistes et sa volonté de participer à une compétition politique qui pourrait réunir plusieurs de leurs représentants. Le président de Nouvelle Énergie cherche à construire une offre de droite indépendante et libérale, sans rejoindre le Rassemblement national ni s’inscrire dans la continuité de la majorité sortante.









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