Bruno Retailleau et David Lisnard cherchent un terrain d’entente pour la présidentielle de 2027. Réunis mercredi 21 octobre autour d’un déjeuner organisé à l’initiative du maire de Béziers Robert Ménard, les deux responsables de droite ont évoqué la possibilité de présenter une candidature commune. Une hypothèse confirmée jeudi matin par Geoffroy Didier, porte-parole de Bruno Retailleau, alors que la multiplication des prétendants à droite suscite des inquiétudes à six mois du scrutin présidentiel.
Le rapprochement entre le président des Républicains et le maire de Cannes intervient dans un contexte de concurrence électorale avec le Rassemblement national, mais aussi avec les candidats issus du bloc central. Bruno Retailleau et David Lisnard partagent plusieurs orientations sur la réduction des dépenses publiques, la sécurité et l’immigration, tout en défendant des approches différentes sur la stratégie politique et la désignation du candidat. Selon Geoffroy Didier, les deux hommes ont considéré qu’il était nécessaire de rechercher une solution permettant d’éviter la dispersion des candidatures.
Une primaire désormais sur la table
Robert Ménard, à l’origine de cette rencontre, a indiqué que l’organisation d’une primaire avait été évoquée pendant les discussions. David Lisnard se montre favorable à cette méthode, qu’il considère comme un moyen de départager les prétendants et de donner une légitimité démocratique au candidat retenu. Bruno Retailleau, jusqu’ici plus réservé, serait désormais disposé à en discuter, sans avoir pour autant accepté un calendrier ou des règles précises.
Les discussions portent notamment sur le périmètre des électeurs appelés à participer, les conditions d’inscription et la possibilité d’associer d’autres personnalités de droite. Ces questions restent sensibles, car elles pourraient modifier profondément les équilibres entre Les Républicains, Nouvelle Énergie et d’éventuels partenaires.
Éric Ciotti leur demande de rejoindre Marine Le Pen
Cette tentative de rapprochement intervient alors qu’Éric Ciotti, président de l’Union des droites pour la République et allié du RN, appelle les deux responsables à renoncer à leurs ambitions pour soutenir Marine Le Pen. Le député des Alpes-Maritimes estime que les différentes sensibilités de droite devraient se réunir derrière la candidate du Rassemblement national plutôt que de présenter plusieurs candidatures concurrentes.
Bruno Retailleau et David Lisnard défendent toutefois leur autonomie politique. Leur déjeuner avec Robert Ménard traduit une volonté de dialogue, mais ne constitue pas un accord électoral définitif.

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