Emmanuel Macron serait lui aussi favorable à l’organisation d’une primaire pour départager les prétendants à sa succession. Selon les informations de RTL publiées vendredi, le chef de l’État défendrait depuis plusieurs semaines cette solution auprès de ses proches, estimant qu’aucune personnalité ne s’impose aujourd’hui naturellement au sein du bloc central. Une position qui rejoint la proposition formulée mercredi soir par Gabriel Attal, même si le président de la République ne souhaiterait pas intervenir directement dans l’organisation du scrutin.
La question divise profondément les responsables du centre et de la droite. Gabriel Attal souhaite réunir un large éventail de personnalités, allant de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine, pour éviter une multiplication des candidatures au premier tour. Mais Édouard Philippe refuse pour l’instant de participer à une telle compétition, tandis que Bruno Retailleau conteste la cohérence d’une primaire susceptible de réunir des candidats aux programmes aussi différents que le sien et celui de Raphaël Glucksmann.
Macron redoute une primaire limitée à la droite et au centre
Selon RTL, Emmanuel Macron émettrait également des réserves sur une formule limitée aux seules personnalités du centre et de la droite. Le président redouterait qu’un tel rassemblement éloigne les électeurs du centre gauche, qui ont constitué une partie importante de sa coalition électorale. Cette préoccupation expliquerait son intérêt pour un processus de désignation plus large, sans qu’il souhaite pour autant en prendre publiquement la direction.
Pour Gabriel Attal, l’existence d’un soutien présidentiel, même discret, pourrait renforcer la légitimité de sa proposition. Encore faudrait-il convaincre les principaux intéressés de participer à une primaire dont personne ne s’accor









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