Marine Le Pen veut rouvrir le dossier des hydrocarbures français. Lors de son discours prononcé ce dimanche 25 octobre au congrès du Rassemblement national à Orléans, la candidate à l’élection présidentielle de 2027 a annoncé son intention de revenir sur la loi Hulot de 2017, qui interdit la délivrance de nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures et organise l’arrêt progressif de leur exploitation en France. Qualifiant cette législation de « stupide », selon l’Associated Press, Marine Le Pen entend permettre une reprise de la prospection pétrolière sur le territoire national au nom de la souveraineté énergétique.
Adoptée sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron, la loi du 30 décembre 2017 avait marqué une étape importante de la politique environnementale française. Portée par Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, elle interdit l’attribution de nouveaux permis de recherche de pétrole et de gaz et prévoit, sous certaines conditions, la fin progressive des concessions d’exploitation à l’horizon 2040. Pour Marine Le Pen, cette orientation prive la France de la possibilité d’explorer ses propres ressources énergétiques alors que les tensions internationales provoquent une hausse des prix du pétrole et des carburants.
Une remise en cause de la politique énergétique française
La proposition de la candidate du RN s’inscrit dans sa volonté de réduire la dépendance énergétique du pays. Elle considère que la France doit pouvoir rechercher et, le cas échéant, exploiter ses ressources nationales plutôt que de dépendre exclusivement d’importations. La question prend une dimension particulière dans le contexte du conflit dans le golfe Persique, dont les conséquences sur les marchés de l’énergie alimentent la contestation sociale.
Une abrogation ou une modification de la loi Hulot soulèverait toutefois plusieurs questions environnementales et juridiques. Elle ne suffirait pas, à elle seule, à autoriser l’exploitation du gaz de schiste, soumis à d’autres restrictions législatives, notamment concernant la fracturation hydraulique. Elle poserait également la question de la compatibilité de nouveaux projets pétroliers avec les engagements climatiques de la France.

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