Marine Le Pen demande une modification des règles de financement de l’élection présidentielle. En déplacement mercredi 7 octobre au Sommet de l’élevage, près de Clermont-Ferrand, la candidate du Rassemblement national a proposé d’autoriser les particuliers à prêter directement de l’argent aux candidats. Elle présente cette piste comme la réponse « la plus rapide et la plus simple » aux difficultés rencontrées pour financer sa campagne de 2027.
La cheffe de file du RN affirme avoir sollicité les banques françaises sans obtenir d’accord. Elle avait indiqué mardi que tous les établissements contactés avaient refusé et précisé avoir alerté le gouvernement. Sa proposition vise donc à élargir les possibilités de financement des candidats à l’Élysée, en permettant de mobiliser des prêteurs individuels lorsque l’accès au crédit bancaire reste fermé.
Une interdiction propre à l’élection présidentielle
Le cadre actuel interdit aux personnes physiques d’accorder des prêts ou des avances remboursables aux candidats à la présidentielle. Cette règle distingue ce scrutin des autres élections, pour lesquelles les prêts de particuliers sont autorisés sous conditions. Les dons restent possibles, mais leur montant est plafonné à 4 600 euros par personne et par élection, tous candidats confondus. Autoriser les prêts nécessiterait donc une modification de la loi, comme Marine Le Pen le reconnaît.
Le sujet concerne également les ressources disponibles au sein du parti. Le RN a déjà recouru à des prêts de particuliers pour financer d’autres campagnes et doit désormais rembourser les dettes accumulées, ce qui réduit ses moyens propres pour la prochaine présidentielle. Sébastien Lecornu avait, avant l’été, exprimé le souhait que tous les candidats puissent accéder à des financements français, quelle que soit leur orientation politique. À ce stade, la solution défendue par Marine Le Pen reste une proposition et ne permet pas encore de contracter ces emprunts pour sa campagne.

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