À huit mois de l’élection présidentielle, le Rassemblement national n’a toujours pas obtenu de prêt bancaire pour financer la campagne de Marine Le Pen. Jordan Bardella affirme qu’« aucune banque française n’a répondu favorablement » aux sollicitations du parti et alerte sur les conséquences que cette situation pourrait avoir sur le fonctionnement démocratique.
« Il serait profondément inquiétant pour le fonctionnement de la démocratie française que le mouvement politique qui est aujourd’hui donné en tête dans tous les sondages ne puisse pas trouver de financement, en France ou en Europe », a déclaré le président du RN sur BFMTV. « J’espère que nous trouverons un prêt », a-t-il ajouté.
Le RN interpelle les banques
Plusieurs responsables du parti mettent désormais publiquement la pression sur les établissements bancaires. Sébastien Chenu les a notamment appelés à faire un « effort de démocratie », tandis que le RN poursuit ses recherches de financement en France mais aussi, potentiellement, ailleurs en Europe.
Interrogée sur son refus de financer la campagne du RN, BNP Paribas a de son côté expliqué au Monde que « Marine Le Pen n’est pas cliente chez nous », sans que cette réponse ne règle évidemment la question plus générale de l’accès au crédit du parti.
Cette difficulté intervient alors que Marine Le Pen apparaît en tête des intentions de vote dans les derniers sondages. Une enquête Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche la crédite de 34 à 35,5 % au premier tour, loin devant ses principaux concurrents. Le RN se retrouve donc dans une situation paradoxale : favori dans les enquêtes d’opinion, mais toujours sans financement bancaire sécurisé pour sa campagne présidentielle.
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