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Des Israéliens déguisés en Palestiniens inventent viols et meurtres: une manipulation du Mossad démasquée à New York

Des Israéliens déguisés en Palestiniens inventent viols et meurtres: une manipulation du Mossad démasquée à New York
Des Israéliens déguisés en Palestiniens inventent viols et meurtres: une manipulation du Mossad démasquée à New York

Une scène stupéfiante à Washington Square Park, au cœur de New York, et une vidéo supprimée une première fois par Instagram. David Spevak, le créateur juif antisioniste qui anime le compte « David Says Stuff », témoigne avoir été approché par deux hommes se présentant comme des étudiants palestiniens originaires de Gaza. Keffiehs sur les épaules, drapeau palestinien à la main, les deux hommes lui auraient raconté avoir participé aux atrocités du 7 octobre 2023, allant jusqu’à revendiquer devant lui le viol et le meurtre d’une femme ainsi que le meurtre d’un enfant. Mais tout était faux : les deux hommes étaient en réalité des Israéliens liés à une opération de communication pro-israélienne et jouaient le rôle de Palestiniens pour provoquer devant une caméra une réaction compromettante. Une opération de manipulation qui reprend les méthodes du Mossad : fausse identité, infiltration, provocation et exploitation de la réaction de la cible. Après la suppression de sa première publication, Spevak a remis son témoignage en ligne et appelle ses abonnés à le télécharger immédiatement.

Deux hommes se présentent comme des « étudiants palestiniens »

David Spevak commence son témoignage à Washington Square Park. Il explique se trouver à proximité d’un stand de collecte de fonds pour la Zahal Disabled Veterans Organization, l’organisation israélienne venant en aide aux anciens combattants handicapés de Tsahal. Deux hommes portant des keffiehs et affichant ostensiblement leur soutien à la Palestine l’approchent. Spevak affirme qu’ils se présentent à lui comme des « étudiants palestiniens ». Il les croit d’abord sur parole et engage la conversation. Les deux hommes lui demandent alors s’il soutient la « résistance » palestinienne. Pour Spevak, militant juif antisioniste et soutien de la cause palestinienne, la question constitue le point de départ d’un échange qui va rapidement prendre une tournure autrement plus inquiétante.

Des photos de victimes du 7-Octobre pour provoquer sa réaction

Selon son témoignage, ses interlocuteurs sortent ensuite des images de victimes israéliennes du massacre du 7-Octobre et les placent devant lui. L’un des hommes lui montre notamment la photographie d’une femme victime de l’attaque. Spevak explique que son interlocuteur ne se contente pas de lui demander ce qu’il pense de son sort : il prétend personnellement avoir participé aux violences commises contre elle. Il lui aurait affirmé avoir violé cette femme à plusieurs reprises avant de la poignarder et de la tuer. La provocation se poursuit avec l’image d’un enfant. Toujours selon Spevak, l’autre homme prétend avoir tué cet enfant parce qu’il aurait grandi et serait devenu un jour soldat de Tsahal. À cet instant, Spevak pense donc avoir devant lui deux Palestiniens revendiquant personnellement des atrocités commises contre des civils israéliens.

Un piège destiné à obtenir une réaction compromettante

La mécanique apparaît alors beaucoup plus clairement. Les deux hommes ne se contentent pas de se faire passer pour des Palestiniens : ils inventent des atrocités qu’ils attribuent eux-mêmes à des Palestiniens et les racontent à la première personne devant un militant juif antisioniste dont ils cherchent la réaction. Si Spevak continuait à affirmer qu’il soutenait la « résistance » après les prétendus aveux de viol et de meurtre, les images pouvaient ensuite servir à le présenter comme un militant approuvant le viol d’une Israélienne et l’assassinat d’un enfant. La caméra devient ainsi une pièce centrale du dispositif : fabriquer une situation, pousser l’interlocuteur dans ses retranchements et obtenir quelques secondes susceptibles d’être sorties de leur contexte et diffusées ensuite sur les réseaux sociaux.

Les prétendus Palestiniens étaient en réalité israéliens

Le piège commence cependant à se retourner contre ses auteurs lorsque des personnes présentes identifient les deux hommes. Selon le témoignage de Spevak, ils ne sont ni Palestiniens ni étudiants originaires de Gaza : ce sont des Israéliens ayant servi dans l’armée israélienne. Les keffiehs, le drapeau palestinien, leur prétendue identité palestinienne et surtout les atrocités qu’ils viennent de revendiquer ne seraient donc qu’une mise en scène. Spevak affirme qu’une fois démasqués, les deux hommes quittent les lieux, entrent dans des toilettes, abandonnent leur apparence de militants palestiniens puis rejoignent le groupe israélien présent autour du stand. Une transformation qui achève, selon son témoignage, de révéler la supercherie.

Des Israéliens inventent eux-mêmes des atrocités au nom des Palestiniens

C’est l’aspect le plus sidérant de cette opération. Les histoires de viol, de meurtre d’une femme et d’assassinat d’un enfant n’auraient pas été racontées par des Palestiniens revendiquant leurs crimes. Elles auraient été inventées et récitées par des Israéliens déguisés en Palestiniens. Ils auraient ainsi fabriqué de toutes pièces deux profils de « terroristes palestiniens » capables de raconter froidement leurs prétendues atrocités, avec pour objectif d’obtenir la réaction d’un militant juif antisioniste. La manipulation ne consiste donc pas seulement à dissimuler son identité : elle revient à fabriquer artificiellement un discours palestinien monstrueux, puis à confronter une cible à ce discours pour tenter de la compromettre.

Une manipulation digne des méthodes du Mossad

Fausse identité, infiltration du camp adverse, scénario préparé, provocation d’une cible, caméra prête à enregistrer sa réaction puis possibilité d’exploiter les images obtenues : la mécanique ressemble furieusement aux méthodes d’infiltration et de manipulation associées au Mossad et aux services israéliens. Des Israéliens se font passer pour des Palestiniens, inventent des crimes atroces au nom de Palestiniens et cherchent à obtenir devant une caméra une réaction utilisable contre leur interlocuteur. Le procédé est suffisamment grossier une fois dévoilé, mais potentiellement redoutable si seules quelques secondes soigneusement sélectionnées avaient ensuite été diffusées.

Derrière l’opération, une organisation liée à la diplomatie israélienne

Les hommes montrés dans cette affaire évoluent dans un environnement qui n’a rien d’une initiative isolée improvisée sur un trottoir new-yorkais. Frontline Advocates revendique publiquement des actions de communication aux États-Unis avec d’anciens soldats israéliens et indique travailler en collaboration avec le ministère israélien des Affaires étrangères. L’organisation envoie des vétérans, officiers et anciens membres des forces spéciales de Tsahal sur les campus et dans des lieux où les mobilisations pro-palestiniennes sont importantes. Son fonctionnement repose notamment sur des confrontations publiques ensuite transformées en contenus numériques. Le stand visible dans la vidéo porte, lui, le nom de la Zahal Disabled Veterans Organization, organisation consacrée aux anciens combattants handicapés de Tsahal.

Instagram supprime la vidéo, Spevak la remet en ligne

Le scandale connaît ensuite un prolongement particulièrement embarrassant sur Instagram. David Spevak affirme que sa vidéo exposant toute la manipulation a été supprimée lors de sa première publication. Il la remet donc en ligne avec un avertissement affiché en énormes caractères : « Vidéo supprimée une première fois : téléchargez-la et partagez-la maintenant ! » Dans la légende, il insiste : « Ils ont supprimé cette vidéo la première fois que je l’ai publiée, et ils pourraient recommencer. Téléchargez-la et partagez-la avant qu’elle ne disparaisse. » La republication connaît une diffusion massive : les captures affichent 77 100 mentions « J’aime », 4 032 commentaires, 19 700 republications et 36 000 partages.

La manipulation exposée au grand jour

Instagram n’a pas fourni, dans les éléments accompagnant cette republication, d’explication permettant d’établir pourquoi la première vidéo a été supprimée. Mais cette disparition a finalement donné une exposition considérable au témoignage de Spevak. Et celui-ci dévoile une mécanique autrement plus préoccupante qu’une banale altercation entre militants pro-israéliens et pro-palestiniens : des Israéliens se seraient déguisés en Palestiniens, auraient inventé des aveux de viol et de meurtre, puis auraient cherché à provoquer devant une caméra un militant juif antisioniste afin d’obtenir une réaction susceptible d’être exploitée contre lui. Une opération de manipulation fondée sur la dissimulation, l’infiltration et la fabrication d’une fausse réalité. Des méthodes qui portent incontestablement l’empreinte de techniques depuis longtemps associées au Mossad.

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