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Fusillade à Trappes: une fillette de 12 ans touchée par 8 balles, sa mère témoigne, la piste d’une attaque raciste privilégiée

Fusillade à Trappes: une fillette de 12 ans touchée par 8 balles, sa mère témoigne, la piste d’une attaque raciste privilégiée
Fusillade à Trappes: une fillette de 12 ans touchée par 8 balles, sa mère témoigne, la piste d’une attaque raciste privilégiée

La fusillade qui a frappé Trappes et La Verrière, dans les Yvelines, ce vendredi, a fait au moins un mort et plusieurs blessés, dont une fillette de 12 ans grièvement atteinte par huit projectiles. Le suspect, Kévin T., 39 ans, a été interpellé après avoir ouvert le feu à plusieurs reprises depuis sa voiture. Alors que le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, le témoignage bouleversant de la mère de l’enfant apporte de nouveaux éléments sur cette attaque meurtrière. Elle révèle notamment que sa fille portait un foulard sur la tête et s’interroge sur les motivations du tireur.

« Elle a 8 impacts dans le corps » : le témoignage bouleversant de la mère

Interrogée par RTL, la mère de la fillette de 12 ans a décrit les blessures extrêmement graves subies par sa fille, qui revenait de la piscine lorsqu’elle a été prise pour cible : « Je suis sous le choc. Comment on peut faire ça à un enfant ? Ma fille, elle a 12 ans. Elle est allée à la piscine et elle s’est fait tirer dessus par un lâche. Son état est grave. Elle doit se faire opérer. Elle a 8 impacts dans le corps. Pour un enfant de 12 ans, vous vous imaginez ? »

La mère a également détaillé les parties du corps touchées par les projectiles : « Elle a été touchée au foie, au rein, aux bras, aux cuisses. Ses jambes vont être déformées. Il y a plein de choses. Son état est grave. »

Transportée à l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, la fillette a été prise en charge en urgence absolue. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué que son état avait pu être stabilisé. La gravité des blessures décrites par sa mère laisse néanmoins craindre de lourdes conséquences physiques.

Un foulard sur la tête : la mère s’interroge sur un possible mobile raciste ou antimusulman

Autre révélation importante du témoignage : la fillette portait un foulard au moment des tirs. Sa mère a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas d’un voile religieux : « Elle avait un foulard sur sa tête. Elle n’est pas voilée, mais elle avait attaché un foulard sur sa tête. Peut-être que c’est à cause de ça qu’il s’en est pris à elle. »

Cette déclaration prend une importance particulière alors que les enquêteurs examinent la possibilité d’une attaque motivée par la haine raciale ou religieuse.

Le maire de La Verrière a affirmé que le tireur visait des « gens de couleur ». Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a pour sa part évoqué un homme qui semblait vouloir « faire un carnage ».

Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si les victimes ont été choisies en raison de leur apparence, de leur origine réelle ou supposée ou de leur religion. Le foulard porté par la fillette constitue l’un des éléments évoqués par sa mère, sans que son rôle éventuel dans le choix de la victime soit établi.

Cette affaire rappelle notamment l’attentat raciste de Puget-sur-Argens, dont le suspect a été mis en examen pour assassinat terroriste.

Kévin T., 39 ans, a tiré à plusieurs reprises depuis sa voiture

L’attaque a commencé vendredi matin, aux alentours de 10h, dans plusieurs secteurs de Trappes et de La Verrière. Le suspect circulait à bord d’une Renault Clio et a ouvert le feu avec une arme automatique sur des personnes présentes dans la rue.

Des tirs ont notamment été signalés près du square Van-Gogh, du square Pergaud et de la route nationale 10, à Trappes, ainsi que dans le quartier du Bois-de-l’Étang, à La Verrière.

Un homme de 26 ans a été tué. Plusieurs autres personnes ont été blessées, dont la fillette de 12 ans et deux hommes âgés de 29 et 49 ans selon les informations diffusées au cours de l’enquête.

Le suspect a finalement été interpellé à Coignières par des policiers de la brigade anticriminalité. Un pistolet-mitrailleur a été retrouvé lors de son arrestation.

Identifié comme Kévin T., âgé de 39 ans, l’homme résiderait à Plaisir, dans les Yvelines. Il était déjà connu des services de police pour des faits de délinquance. Il a été placé en garde à vue.

La commune de Trappes avait déjà été endeuillée en septembre 2025 par le meurtre d’un jeune homme de 20 ans, poignardé devant la gare. La fusillade de ce vendredi présente toutefois des circonstances différentes, avec plusieurs personnes visées dans différents secteurs.

Le parquet antiterroriste ouvre une enquête pour assassinat terroriste

Face à la gravité des faits et aux interrogations concernant les motivations du tireur, le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’affaire vendredi, peu avant 13h.

Une enquête de flagrance a été ouverte notamment pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion.

Les investigations portent également sur la détention d’une arme de catégorie A et sur une éventuelle association de malfaiteurs terroriste.

Cette qualification judiciaire confirme que la piste terroriste et celle d’un mobile raciste ou religieux font désormais partie des hypothèses examinées par les enquêteurs.

Le PNAT a déjà été amené à intervenir dans des affaires de fusillades, notamment après l’attaque commise à Aubagne par un tireur de 14 ans.

Les policiers cherchent à reconstituer précisément le parcours du suspect, à identifier les différents lieux où il a tiré et à déterminer les circonstances dans lesquelles il s’est procuré son arme.

Un mort, plusieurs blessés et une ville sous le choc

Le bilan initial faisait état d’un mort et de quatre blessés, dont plusieurs grièvement atteints. Des bilans plus élevés circulent également, mais le nombre définitif de victimes reste à consolider.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez doit se rendre sur place. Les autorités ont déployé un important dispositif de police et de secours dans les secteurs concernés par les tirs.

Une cellule d’accompagnement psychologique a également été annoncée pour les habitants et les personnes traumatisées par cette attaque.

Les premiers tirs à Trappes et La Verrière, qui ont fait au moins un mort et plusieurs blessés, avaient été signalés dès la fin de matinée. Depuis, l’identification du suspect, la saisine du parquet antiterroriste et le témoignage de la mère de la fillette ont apporté de nouveaux éléments à l’enquête.

À 12 ans, l’enfant se retrouve hospitalisée après avoir été touchée par huit projectiles alors qu’elle revenait simplement de la piscine. Sa mère attend désormais de connaître les raisons pour lesquelles un homme armé a ouvert le feu sur sa fille et sur plusieurs autres personnes en pleine rue.

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