Six jours après la fusillade de masse qui a endeuillé Trappes et La Verrière, Kévin T. a été présenté à la justice en vue de sa mise en examen. Le suspect de 39 ans a été transféré au tribunal dans la nuit, sa garde à vue prenant fin aux alentours de 00h36. L’homme avait ouvert le feu en rafales avec un pistolet-mitrailleur STEN sur des passants, circulant en voiture dans ces deux communes des Yvelines. Le bilan de cette attaque aux motivations racistes avouées s’élève à un mort, Pengo Bossio Wangi âgé de 26 ans, et sept blessés dont une fillette de 12 ans. Interpellé peu après les faits à Coignières sur la route nationale 10, l’assaillant a déclaré aux enquêteurs avoir visé des « Noirs » et des « Arabes ».
Une garde à vue suspendue pour motifs psychiatriques
L’instruction de cette affaire a connu un rebondissement le 25 octobre, lorsque la garde à vue de Kévin T. a été suspendue pour raisons psychiatriques. Le suspect souffre de schizophrénie, une pathologie qui n’a toutefois pas empêché le parquet national antiterroriste de se saisir du dossier dès le lendemain de l’attaque. Les investigations visent à déterminer les circonstances exactes du passage à l’acte et l’origine de l’arme utilisée, un pistolet-mitrailleur de fabrication britannique datant de la Seconde Guerre mondiale.
La procédure judiciaire suit désormais son cours après cette semaine d’investigations marquée par l’interruption médicale de la garde à vue. Les victimes blessées, au nombre de sept selon le dernier bilan, se trouvaient sur la trajectoire du tireur qui a sévi le vendredi 23 octobre dans ces deux communes limitrophes de l’agglomération parisienne. Le transfert nocturne de Kévin T. ouvre la phase d’instruction proprement dite, sous la supervision du parquet antiterroriste.









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