Plusieurs centrales photovoltaïques du Sud-Ouest de la France ont été victimes d’une série de vols de câbles électriques depuis le mois d’août 2026. Les installations visées se trouvent notamment en Gironde, en Dordogne, en Charente, en Charente-Maritime, dans le Gers et en Lot-et-Garonne. À l’issue d’une importante opération judiciaire menée mardi 3 novembre en Gironde, six hommes âgés de 19 à 45 ans ont été interpellés. Les investigations, conduites sous l’autorité du parquet de Bordeaux, ont permis d’identifier treize cambriolages visant des parcs solaires. Les dommages occasionnés dépasseraient un million d’euros, en raison de la valeur des câbles dérobés, mais également des dégradations subies par les infrastructures.
Les malfaiteurs auraient principalement ciblé des centrales situées dans des secteurs isolés, notamment au milieu de zones forestières. Leur mode opératoire consistait à pénétrer dans les installations, souvent de nuit, après avoir endommagé les clôtures de protection, puis à sectionner les câbles électriques afin de récupérer le cuivre. Les enquêteurs estiment que plus de 500 kilomètres de câbles auraient été dérobés au cours des différentes opérations. Le week-end précédant les interpellations, deux entreprises avaient encore été prises pour cible, avec près de deux tonnes de cuivre emportées. La valeur marchande de ce métal, recherché pour ses nombreuses applications industrielles et énergétiques, constitue l’une des principales motivations de ce type de délinquance.
Un préjudice considérable pour les producteurs d’électricité solaire
L’enquête avait été ouverte le 21 août par le parquet de Bordeaux et confiée à la brigade de recherches de Lesparre-Médoc. L’opération du 3 novembre a mobilisé une centaine de gendarmes, avec l’appui de plusieurs unités spécialisées. Les six suspects, présentés à la justice vendredi 6 novembre, ont été mis en examen pour vols en bande organisée et participation à une association de malfaiteurs. Tous ont été placés en détention provisoire. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer les circuits de revente du cuivre. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Au-delà de la valeur des matériaux volés, ces cambriolages entraînent des conséquences importantes pour les exploitants des centrales photovoltaïques. Le remplacement des câbles, la réparation des installations et les interruptions de production peuvent occasionner des pertes financières considérables. Selon les données communiquées dans le cadre de l’enquête, plus de 400 vols de câbles avaient été recensés en zone de gendarmerie en Nouvelle-Aquitaine au cours des neuf premiers mois de 2026. Cette multiplication des actes de délinquance pose la question de la sécurisation des infrastructures énergétiques, particulièrement lorsqu’elles sont implantées dans des espaces ruraux difficiles à surveiller. Les enquêteurs cherchent désormais à établir l’ensemble des responsabilités et à retrouver les filières susceptibles d’avoir écoulé les métaux dérobés.









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