La France a été frappée ce vendredi 23 octobre par une attaque meurtrière à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. Un homme de 39 ans a ouvert le feu à plusieurs reprises depuis son véhicule, tuant une personne et faisant plusieurs blessés, dont une enfant de 12 ans. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête, privilégiant notamment la piste d’un acte terroriste motivé par la haine raciale ou religieuse. Emmanuel Macron a exprimé sa profonde émotion et assuré les victimes du soutien de la Nation.
L’attaque s’est déroulée dans la matinée, lorsque le suspect a tiré sur plusieurs personnes dans différents secteurs des deux communes. L’individu a finalement été interpellé par les forces de l’ordre à Coignières, puis placé en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a rapidement évoqué un « crime terroriste ». Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a pour sa part dénoncé un attentat à caractère raciste, « probablement islamophobe », appelant à l’apaisement et à la concorde républicaine.
Le parquet antiterroriste enquête sur un mobile raciste
Le PNAT a ouvert une enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une origine, une ethnie, une nation ou une religion. Les investigations portent également sur la détention d’une arme de catégorie A et sur une éventuelle association de malfaiteurs terroriste. Les enquêteurs devront déterminer précisément les motivations du suspect et les circonstances de son passage à l’acte.
Emmanuel Macron a réagi sur X en adressant ses pensées aux victimes et à leurs familles. « Dans cette terrible épreuve, la Nation se tient à leurs côtés », a écrit le chef de l’État, saluant également l’intervention des policiers ayant procédé à l’interpellation du suspect. Plusieurs responsables politiques, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, ont condamné l’attaque. La qualification terroriste et la circonstance aggravante raciste font désormais partie de l’enquête judiciaire, mais les motivations exactes du suspect restent à établir.

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