Deux jours après l’attentat terroriste raciste qui a coûté la vie à un jeune homme de 26 ans à Trappes, le maire de la commune, Ali Rabeh, met directement en cause Emmanuel Macron. Dans un entretien accordé au Monde ce dimanche 25 octobre, l’élu de Génération.s reproche au président de la République de ne pas avoir suffisamment protégé les habitants face à la montée des discours hostiles aux musulmans et aux minorités. Une critique particulièrement sévère, alors que le chef de l’État s’était rendu dans les Yvelines vendredi soir pour témoigner de son soutien aux victimes.
L’attaque survenue vendredi 23 octobre à Trappes et à La Verrière a fait un mort, Pengo Bossio Wangi, jeune sportif passionné de MMA, et cinq blessés. Le Parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, qui porte notamment sur un mobile raciste ou religieux. Emmanuel Macron a dénoncé un attentat terroriste raciste, tandis que plusieurs responsables politiques ont appelé à combattre la haine et à préserver la cohésion nationale.
Ali Rabeh dénonce le climat politique et interpelle la majorité présidentielle
Dans son entretien, Ali Rabeh estime que le président de la République n’a pas été le protecteur qu’il aurait dû être pour les habitants de sa commune. Il affirme avoir exprimé directement ses préoccupations à Emmanuel Macron lors de sa visite. Le maire considère que certains discours politiques ont contribué à banaliser la stigmatisation des musulmans et des habitants des quartiers populaires.
L’élu met également en cause plusieurs personnalités politiques, notamment François Bayrou, Aurore Bergé et Valérie Pécresse, pour des déclarations passées qu’il juge problématiques. Il appelle parallèlement les formations de gauche à revoir leurs stratégies et à mieux répondre aux inquiétudes des populations confrontées aux discriminations.

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