Olivier Faure a tranché. Invité du Grand Jury RTL ce dimanche 25 octobre, le premier secrétaire du Parti socialiste a confirmé qu’il soutiendrait Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle de 2027, malgré sa lourde défaite lors de la primaire sociale-démocrate. Interrogé sur l’éventualité d’une candidature concurrente de François Hollande, l’ancien président de la République, le dirigeant socialiste a répondu par une formule particulièrement remarquée : « Je ne suis pas Manuel Valls. » Une manière d’affirmer qu’il ne reviendra pas sur le choix des électeurs de la primaire, qui ont largement désigné le président de Place publique.
Le 11 octobre dernier, Raphaël Glucksmann avait remporté la primaire dès le premier tour avec 66,13 % des suffrages, contre seulement 14,46 % pour Olivier Faure. Un résultat particulièrement sévère pour le premier secrétaire du PS, qui avait pourtant choisi de participer à cette compétition afin de défendre sa propre orientation politique. Malgré cette défaite, Olivier Faure assure vouloir respecter le verdict des urnes et considère que Glucksmann dispose désormais de la légitimité nécessaire pour conduire la campagne de la gauche sociale-démocrate. En affirmant ne pas être Manuel Valls, il fait implicitement référence à l’ancien Premier ministre, qui avait refusé de soutenir Benoît Hamon après sa victoire à la primaire socialiste de 2017, avant de se rapprocher d’Emmanuel Macron.
Faure prend ses distances avec les propositions de François Hollande
Le premier secrétaire du PS a également exprimé plusieurs désaccords avec François Hollande, dont l’éventuelle candidature pourrait compliquer la stratégie de rassemblement autour de Raphaël Glucksmann. Olivier Faure conteste notamment certaines propositions de l’ancien chef de l’État concernant un départ à la retraite à 63 ans, les restrictions du regroupement familial ou encore l’instauration d’une TVA sociale. Il considère que ces orientations ne correspondent pas à la ligne qu’il souhaite défendre pour la gauche.
Olivier Faure ne ferme toutefois pas la porte à une contribution de François Hollande au débat public. Il reconnaît à l’ancien président une expérience et une expertise importantes, notamment sur les questions internationales. Mais pour lui, cette participation ne doit pas remettre en cause le résultat de la primaire ni fragiliser la candidature de Raphaël Glucksmann.

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