Invité ce lundi matin sur BFMTV-RMC, Olivier Faure a vivement pris ses distances avec François Hollande à l’approche de la présidentielle. Le premier secrétaire du Parti socialiste, lui-même candidat à la primaire de la gauche, estime que l’ancien chef de l’État « cherche sa voie avec une alliance au centre-droit ».
Le patron du PS vise notamment les dernières propositions économiques de François Hollande, en particulier la TVA sociale. « Je ne me suis pas engagé au PS pour appliquer, 14 ans après, le programme de François Fillon », a-t-il lancé, marquant clairement sa volonté d’ancrer sa candidature sur une ligne plus à gauche.
Faure veut incarner une gauche sociale
Olivier Faure a parallèlement dévoilé plusieurs marqueurs économiques de sa campagne. Il souhaite une hausse du Smic et défend un meilleur partage de la richesse dans les entreprises, avec l’idée que lorsqu’un euro est versé en dividendes, au moins un euro soit également reversé aux salariés.
Le candidat socialiste a aussi critiqué le tarif de 15 euros demandé pour participer à la primaire de la gauche, qu’il juge trop élevé. Il dit avoir plaidé pour une participation fixée à deux euros, estimant qu’il ne faut pas créer de sélection sociale parmi les électeurs susceptibles de participer au scrutin.
Sur le terrain parlementaire, Olivier Faure a enfin prévenu que le PS pourrait censurer le gouvernement lors du prochain débat budgétaire s’il n’obtenait aucune concession. « Quand je n’obtiens rien, je censure », a-t-il rappelé, citant les précédents Michel Barnier et François Bayrou.
À sept mois de la présidentielle, Olivier Faure cherche ainsi à se distinguer à la fois de François Hollande et des autres candidatures de gauche. Son objectif est clair : apparaître comme le candidat d’une ligne socialiste assumée, plus sociale sur les salaires, plus offensive sur le partage des richesses et hostile à tout rapprochement avec le centre-droit.

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