Nouveaux ennuis judiciaires pour Arnaud Delvenne, finaliste de Top Chef en 2022. Le chef belge de 40 ans a été placé en garde à vue fin août dans les Hauts-de-Seine pour des soupçons de violences sur son compagnon. Ce dernier affirme avoir reçu plusieurs coups au visage au domicile du cuisinier, à Clamart. Le parquet de Nanterre a confirmé le placement en garde à vue.
Cette affaire arrive quelques semaines après de premières accusations visant Arnaud Delvenne dans le cadre professionnel. Un ancien commis l’accuse notamment de harcèlement moral et sexuel. Le chef avait alors reconnu avoir eu un comportement inapproprié et déclaré travailler sur lui-même.
Ce scandale rappelle également les procédures qui ont récemment touché une autre personnalité de Top Chef, Jean Imbert, placé en garde à vue après plusieurs plaintes d’anciennes compagnes.
Une intervention de police en pleine nuit à Clamart
Les faits reprochés à Arnaud Delvenne remonteraient à la nuit du 20 au 21 août 2026, dans son appartement de Clamart. Trois personnes auraient été présentes : le chef, son compagnon et un ami du cuisinier. La soirée aurait été alcoolisée.
Vers 2h30, une alarme s’est déclenchée dans l’appartement. Les policiers sont intervenus en pensant initialement avoir affaire à un possible cambriolage. Sur place, ils auraient découvert un homme bouleversé présentant des blessures au visage.
L’homme s’est présenté comme le compagnon d’Arnaud Delvenne. Il aurait expliqué aux policiers qu’une dispute avait éclaté et accusé le chef de lui avoir porté plusieurs coups au visage.
Son compagnon affirme avoir reçu plusieurs coups
La victime présumée aurait également expliqué avoir été menacée par l’ami d’Arnaud Delvenne présent dans l’appartement. Des blessures auraient été constatées sur son visage.
L’homme n’aurait toutefois pas souhaité être pris en charge par les pompiers. Il aurait préféré quitter les lieux en taxi afin de rejoindre le domicile de sa mère et aurait annoncé son intention de déposer plainte.
Arnaud Delvenne a ensuite été placé en garde à vue. Il en est ressorti le 25 août. Le parquet de Nanterre n’a pas précisé, à ce stade, les éventuelles suites judiciaires données à cette procédure. Le chef n’a pas souhaité commenter ces nouvelles accusations. Il reste présumé innocent.
Déjà accusé de harcèlement moral et sexuel par un commis
Cette nouvelle affaire intervient alors qu’Arnaud Delvenne avait déjà été mis en cause cet été par un ancien commis de cuisine des Bistrots Pas Parisiens, groupe pour lequel le chef élaborait les cartes de plusieurs établissements.
Le jeune homme accuse le finaliste de Top Chef de harcèlement moral et sexuel. Il aurait remis pour étayer ses accusations différents éléments, notamment des SMS, des photographies et des enregistrements. Selon son récit, le harcèlement aurait notamment visé à le pousser à démissionner après son refus des avances du chef.
Arnaud Delvenne avait alors reconnu une partie de son comportement et déclaré : « Clairement, j’ai mal agi, je travaille sur moi et je vois un coach pour changer. »
D’autres anciens salariés des Bistrots Pas Parisiens ont ensuite témoigné à leur tour et dénoncé des comportements qu’ils jugeaient humiliants ainsi qu’un climat de travail particulièrement difficile.
Arnaud Delvenne avait annoncé se mettre en retrait
Quelques jours seulement après sa sortie de garde à vue, mais avant que cette affaire ne soit rendue publique, Arnaud Delvenne avait annoncé le 3 septembre vouloir prendre du recul.
Sur Instagram, le cuisinier expliquait vouloir se concentrer sur sa vie privée et sa santé et annonçait son retrait temporaire de la cuisine. Il disait vouloir laisser ses « couteaux dans [sa] mallette pour quelque temps ». Son compte Instagram a ensuite été désactivé.
De Top Chef aux affaires judiciaires
Originaire de Liège, Arnaud Delvenne s’était fait connaître du grand public français en participant à la saison 13 de Top Chef, diffusée sur M6 en 2022. Il avait atteint la finale face à Louise Bourrat.
Cette garde à vue place désormais le cuisinier au cœur d’une deuxième affaire en quelques semaines. Elle intervient aussi dans une période où plusieurs chefs médiatiques ont été confrontés à des accusations de violences. Début août, la garde à vue de Jean Imbert avait notamment été prolongée avant que le chef ne soit transféré au tribunal après 36 heures d’audition.
