José Olger Melo Charry, caporal colombien engagé dans la Légion étrangère française, a réussi à échapper au groupe armé qui le retenait depuis près d’un mois dans le sud-ouest de la Colombie. Après quatre jours passés à fuir à travers une région difficile d’accès, il a rejoint par ses propres moyens un poste de police d’El Ejido, dans la municipalité de Policarpa, samedi 5 septembre vers 23h30.
Le militaire a immédiatement été placé sous la protection des autorités colombiennes. Il a ensuite été évacué par les airs vers Pasto, capitale du département de Nariño, puis conduit dans un établissement de santé. Son état ne susciterait pas d’inquiétude majeure, mais il reste sous observation et auprès de sa famille après cette longue détention et plusieurs jours dans la nature. Les circonstances précises de son évasion n’ont pas encore été dévoilées.
Un enlèvement revendiqué par une dissidence des Farc
Le caporal avait été enlevé le 6 août alors qu’il se trouvait en permission en Colombie pour rendre visite à ses proches. Il aurait été intercepté à un barrage clandestin dans une zone rurale de Nariño, en compagnie d’une femme libérée quelques heures plus tard. L’État-major central, principale dissidence des Farc dirigée par Iván Mordisco, avait ensuite revendiqué son enlèvement et conditionné sa sécurité à l’absence d’opérations militaires dans le secteur.
Les enquêteurs du Gaula militaire et du parquet colombien doivent désormais entendre le légionnaire dès que son état de santé le permettra. Son témoignage devrait aider à reconstituer les conditions de sa détention, les circonstances de sa fuite et l’identité de ses ravisseurs, qui appartiendraient au front Franco Benavides. Cette évasion constitue un sérieux revers pour ce groupe armé, particulièrement actif dans une région stratégique pour les trafics et marquée par une forte présence des dissidences des Farc.

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