Le chef cuisinier Jean Imbert reste entre les mains des enquêteurs. Placé en garde à vue lundi à Paris dans le cadre d’une enquête portant sur des accusations de violences conjugales, l’ancien vainqueur de Top Chef a vu cette mesure prolongée de 24 heures mardi 4 août. Son audition peut désormais se poursuivre jusqu’à mercredi matin.
Le chef reste face aux enquêteurs
Cette prolongation doit permettre aux policiers de poursuivre les auditions et d’examiner les éléments versés au dossier. Jean Imbert est interrogé dans le cadre de plusieurs procédures liées à des plaintes déposées par 3 de ses anciennes compagnes, qui l’accusent de violences physiques et psychologiques. La garde à vue du cuisinier avait débuté lundi matin. Il avait été convoqué avant d’être placé sous ce régime, qui permet aux enquêteurs de retenir une personne soupçonnée d’avoir commis une infraction afin de l’interroger et de procéder aux vérifications nécessaires. La décision de prolonger la mesure signifie que les investigations et les auditions n’étaient pas terminées à l’issue des premières 24 heures.
Trois anciennes compagnes ont déposé plainte
Parmi les plaignantes figure Alexandra Rosenfeld, Miss France 2006, qui a partagé la vie de Jean Imbert entre 2013 et 2014. Elle accuse le chef de violences physiques et psychologiques et affirme notamment qu’il lui aurait fracturé le nez en octobre 2013, lors du tournage d’une émission diffusée sur M6. Elle a porté plainte en mars 2026. L’ancienne comédienne Lila Salet a également saisi la justice. Elle accuse Jean Imbert de violences conjugales et de séquestration pour des faits présumés qui se seraient produits entre 2012 et 2013, lorsqu’ils étaient en couple. Sa plainte, déposée en août 2025, avait conduit à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Versailles. Une troisième ancienne compagne a également déposé plainte. Son identité n’a pas été rendue publique. Les enquêteurs cherchent désormais à vérifier les différents récits, à confronter les déclarations et à analyser les documents recueillis au cours des investigations.
Jean Imbert conteste fermement les accusations
Jean Imbert nie les violences qui lui sont reprochées. Ses avocates, Jacqueline Laffont et Julie Benedetti, ont affirmé qu’il s’était présenté devant les enquêteurs avec plusieurs documents destinés à défendre sa version des faits. Elles ont précisé qu’il avait apporté « de nombreux documents, pièces » et qu’il « répond à toutes les questions des enquêteurs ». La défense estime que les éléments transmis permettent de contester les accusations formulées par ses anciennes compagnes.
Une affaire aux lourdes conséquences professionnelles
Révélé au grand public par sa victoire dans la saison 3 de Top Chef en 2012, Jean Imbert était devenu l’un des cuisiniers français les plus médiatisés. Il avait pris la direction des cuisines du Plaza Athénée en 2021 et développé plusieurs établissements en France et à l’étranger. Après les premières accusations rendues publiques en 2025, le chef avait annoncé son retrait temporaire de ses établissements. Il a ensuite perdu ses fonctions managériales et exécutives au Plaza Athénée, où il n’exerce plus comme chef depuis avril 2026.
Une décision attendue mercredi
À l’issue de cette nouvelle période de 24 heures, Jean Imbert pourra être remis en liberté ou faire l’objet d’une nouvelle décision judiciaire. Les autorités devront déterminer les suites à donner aux différentes plaintes et aux éléments recueillis durant sa garde à vue.
Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.