Le ministère de l’Intérieur a publié ce dimanche 25 octobre un nouveau bilan des manifestations organisées samedi à travers la France. Selon les chiffres arrêtés à 7h30, 410 000 personnes ont participé aux rassemblements, tandis que 1 314 interpellations ont été recensées. Les autorités font également état de 53 membres des forces de l’ordre blessés et de 24 commerces pillés. Malgré ces incidents, le gouvernement souligne une diminution importante des violences par rapport à la mobilisation du 17 octobre, marquée par des incendies et des destructions dans plusieurs grandes villes.
Au total, 289 rassemblements ont été recensés samedi sur l’ensemble du territoire, contre 441 une semaine auparavant. La mobilisation apparaît donc moins étendue géographiquement selon les données du ministère de l’Intérieur. Les chiffres de participation restent toutefois contestés : la CGT revendique 800 000 manifestants, soit près du double des 410 000 personnes comptabilisées par les autorités. Ces écarts reflètent les différences habituelles entre les méthodes de comptage des organisations syndicales et celles des services de l’État.
Un dispositif de sécurité renforcé après les violences du 17 octobre
La journée du 24 octobre constituait un test majeur pour le gouvernement de Sébastien Lecornu et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Après les graves violences du week-end précédent, Emmanuel Macron avait annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité et demandé aux préfets de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir de nouveaux débordements. Plusieurs manifestations avaient ainsi été interdites ou soumises à des modifications d’itinéraire, notamment à Paris et à Lyon.
Le ministère de l’Intérieur estime que ces dispositions ont contribué à limiter les destructions. Les autorités signalent une diminution des pillages et des interventions liées aux incendies, même si plusieurs incidents ont encore été recensés. Le gouvernement continue de mettre en cause certains groupes radicaux, auxquels il attribue une partie des violences survenues en marge des cortèges. Les organisateurs des manifestations contestent pour leur part plusieurs aspects de la gestion du maintien de l’ordre.

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