Laurent Nuñez a reconnu mardi 3 novembre des défaillances dans la préparation du dispositif de maintien de l’ordre lors des violences du 17 octobre. Auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale consacrée à ces événements, le ministre de l’Intérieur a évoqué « un échec » et un « défaut d’anticipation », tout en assumant sa responsabilité politique. « Quand il y a des troubles aussi graves, un ministre de l’Intérieur est responsable par principe », a-t-il déclaré devant les députés. Une reconnaissance attendue après plusieurs semaines de controverses sur l’action des forces de sécurité.
Le ministre a toutefois refusé de réduire les difficultés rencontrées à une simple insuffisance des effectifs policiers. Selon lui, les autorités ont dû faire face à une combinaison de risques simultanés dont l’intensité n’avait pas été correctement évaluée. Les événements du 17 octobre avaient donné lieu à d’importantes violences dans plusieurs villes, soulevant de nombreuses interrogations sur les consignes transmises aux forces de l’ordre et sur la capacité des services de renseignement à anticiper les affrontements.
Le ministre défend le recours aux moyens intermédiaires
Cette audition intervient au lendemain d’une autre prise de position de Laurent Nuñez sur les équipements utilisés par les forces de sécurité. Le ministre a affirmé qu’il ne renoncerait ni aux grenades ni aux gaz lacrymogènes, considérant que les policiers et les gendarmes doivent pouvoir disposer de moyens intermédiaires lorsqu’ils sont confrontés à des attaques. Une ligne qui répond aux critiques de certaines organisations et de responsables de gauche, favorables à une évolution de la doctrine française du maintien de l’ordre.









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