Laurent Nuñez retrouve les députés ce lundi 2 novembre, dans un climat particulièrement tendu. Le ministre de l’Intérieur doit être auditionné par la commission des Lois de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’examen des crédits de son ministère pour 2027. Si le rendez-vous est d’abord budgétaire, il intervient au lendemain d’un week-end marqué par de nouveaux affrontements entre groupes violents et forces de l’ordre. Le bilan communiqué par Beauvau fait état de 779 interpellations cumulées lors de la journée de mobilisation du 31 octobre et de la nuit d’Halloween.
Les violences survenues à Paris devraient notamment peser sur les échanges. Porte de Charenton, des policiers et des gendarmes ont été visés par des engins incendiaires et explosifs, conduisant le parquet de Paris à ouvrir une enquête pour tentative d’homicide sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Laurent Nuñez avait dénoncé la présence de groupes de casseurs particulièrement violents, tout en défendant le dispositif de maintien de l’ordre déployé dans les principales villes françaises.
Deux auditions en deux jours pour le ministre de l’Intérieur
Au-delà des questions budgétaires, les députés pourraient interroger le ministre sur les moyens accordés aux forces de sécurité, les stratégies de maintien de l’ordre et les mesures envisagées pour prévenir de nouveaux affrontements. Le projet de loi « casseurs-payeurs », récemment adopté au Sénat, pourrait également nourrir les discussions. Ce texte prévoit un renforcement de la responsabilité financière de certaines personnes participant à des groupements violents, une orientation soutenue par le gouvernement mais contestée à gauche.
Laurent Nuñez doit également être entendu mardi 3 novembre par la commission d’enquête parlementaire consacrée aux événements du 17 octobre. Cette seconde audition portera sur les circonstances des violences et sur la réponse des autorités. Elle s’annonce sensible alors que la commission traverse déjà des tensions internes, après la démission d’Agnès Firmin Le Bodo de ses fonctions de corapporteure et le boycott des travaux par le Rassemblement national.









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