Malgré l’interdiction de deux événements du collectif Objectif Remigration, plusieurs personnalités de la mouvance identitaire se sont retrouvées ce dimanche 1er novembre dans un restaurant situé au pied des locaux de BFMTV, selon les informations de CGTV. La présence de ce rassemblement aurait provoqué l’inquiétude de salariés de la chaîne, tandis que plusieurs dizaines de CRS auraient été mobilisés aux abords du bâtiment.
La situation a de quoi surprendre. Alors que les autorités avaient interdit un colloque consacré à la « remigration », initialement prévu samedi au Plessis-Robinson, ainsi qu’une manifestation organisée dimanche dans les rues de Paris, une réunion de personnalités d’ultradroite s’est finalement tenue à proximité immédiate du siège de BFMTV. Selon les informations révélées par nos confrères de CGTV, les participants se sont retrouvés dans un restaurant situé au pied de la chaîne d’information. Une présence d’autant plus sensible que ces interdictions avaient été décidées à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, dans un contexte de fortes tensions politiques après l’attentat raciste de Trappes.
Des salariés inquiets, la direction de BFMTV alertée
Toujours selon CGTV, ce rassemblement a suscité colère et inquiétude au sein des équipes de BFMTV. Plusieurs dizaines de CRS auraient été mobilisés pour sécuriser les abords des locaux, tandis que la direction de la chaîne, alertée de la situation, aurait adressé un courriel interne indiquant ne pas avoir été préalablement informée de la tenue de cet événement. La proximité entre le restaurant accueillant les participants et les locaux d’un média national aurait particulièrement préoccupé certains salariés. À ce stade, le contenu intégral du message de la direction n’a pas été rendu public.
Les deux événements initialement interdits étaient organisés autour du collectif Objectif Remigration et de la fondation Polémia, présidée par Jean-Yves Le Gallou, ancien député européen du Front national. Le colloque devait notamment réunir plusieurs figures de la mouvance identitaire européenne. Les préfectures de Paris et des Hauts-de-Seine avaient justifié leurs arrêtés par les risques de troubles à l’ordre public, notamment dans le contexte de l’attentat de Trappes et des appels à des contre-manifestations









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