Aurore Bergé veut accélérer le calendrier. Alors que Gabriel Attal tente depuis plusieurs jours de convaincre ses partenaires d’organiser une grande primaire présidentielle, la ministre a plaidé samedi pour un accord sur les règles du scrutin avant la fin de l’année. Elle défend toutefois un périmètre plus restreint que celui proposé par l’ancien Premier ministre : une consultation réunissant les formations du centre et de la droite, sans la gauche sociale-démocrate. Une manière de tenter de sortir de l’impasse dans laquelle se trouvent les prétendants à la succession d’Emmanuel Macron.
La ministre souhaite associer à cette démarche Renaissance, le MoDem, Horizons, l’UDI, le Parti radical, Les Républicains et Nouvelle Énergie. Elle exclut en revanche Raphaël Glucksmann, dont la participation à une primaire commune avec Bruno Retailleau constitue l’un des principaux points de blocage. Aurore Bergé considère qu’un rassemblement limité au centre et à la droite pourrait permettre de dégager plus facilement un accord politique, à condition que les différentes formations acceptent rapidement de discuter des modalités.
Une candidature Bergé n’est pas exclue
La ministre ne ferme pas non plus la porte à sa propre participation. Une perspective qui ajouterait une personnalité supplémentaire à une compétition déjà encombrée par les ambitions d’Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau ou David Lisnard. Ce dernier défend depuis plusieurs années le principe d’une primaire ouverte, tandis que le maire du Havre continue d’exprimer ses réserves. Les divergences ne portent donc pas seulement sur le choix du candidat, mais également sur les règles et le périmètre de la consultation.
En fixant l’échéance de la fin décembre, Aurore Bergé cherche à contraindre les différents camps à sortir de l’attentisme. Une primaire organisée trop tardivement risquerait, selon ses partisans, de laisser peu de temps au candidat désigné pour mener sa campagne.









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