POLITIQUE

Violences d’ultradroite : LFI accuse la police d’avoir protégé des militants, Laurent Nuñez dément catégoriquement

Violences d'ultradroite : LFI accuse la police d'avoir protégé des militants, Laurent Nuñez dément catégoriquement
Violences d'ultradroite : LFI accuse la police d'avoir protégé des militants, Laurent Nuñez dément catégoriquement

Nouvelle confrontation entre La France insoumise et le ministre de l’Intérieur après les manifestations du 24 octobre. Manuel Bompard et Thomas Portes accusent les forces de l’ordre d’avoir protégé des militants d’ultradroite impliqués dans des incidents survenus en marge des rassemblements. Interrogé lundi 26 octobre sur RMC et BFMTV, Laurent Nuñez a fermement rejeté ces accusations, assurant qu’aucune consigne de protection ou de collaboration avec ces groupes n’avait été donnée. Le ministre reconnaît néanmoins que des militants d’ultradroite ont tenté de s’en prendre à des manifestants dans plusieurs villes françaises.

Les accusations des députés insoumis interviennent après des affrontements signalés notamment à Nice, Montpellier et Nancy. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, des groupes d’individus associés à la mouvance d’ultradroite auraient participé à des actions violentes contre des manifestants. À Nice, onze personnes soupçonnées d’appartenir à cette mouvance ont été placées en garde à vue. Des investigations ont été ouvertes afin de déterminer les circonstances des incidents, l’identité des participants et les responsabilités individuelles.

Nuñez reconnaît des violences d’ultradroite, mais rejette toute complicité policière

Sur RMC et BFMTV, Laurent Nuñez a contesté les affirmations selon lesquelles les forces de l’ordre auraient volontairement protégé des groupes radicaux. Le ministre de l’Intérieur assure que policiers et gendarmes interviennent pour prévenir les violences et interpeller leurs auteurs, quelle que soit leur orientation politique. Il a également évoqué la possibilité de poursuites judiciaires et de mesures administratives contre les organisations impliquées dans des actes violents.

Manuel Bompard et Thomas Portes demandent, de leur côté, des explications sur certaines interventions policières et sur les conditions dans lesquelles des militants d’ultradroite auraient pu agir pendant les manifestations. Cette polémique intervient alors que les relations entre LFI et le ministère de l’Intérieur sont déjà particulièrement tendues depuis les accusations concernant l’utilisation des renseignements territoriaux après les violences du 17 octobre.

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