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Emmanuel Macron à Marseille: «Plus jamais de 17 octobre» Le président félicite les forces de l’ordre et érige le 24 octobre en modèle

Emmanuel Macron à Marseille: «Plus jamais de 17 octobre» Le président félicite les forces de l’ordre et érige le 24 octobre en modèle
Emmanuel Macron à Marseille: «Plus jamais de 17 octobre» Le président félicite les forces de l’ordre et érige le 24 octobre en modèle

Emmanuel Macron s’est rendu à Marseille ce lundi, 9 jours après les violences, les pillages et les dégradations qui ont frappé la ville lors des manifestations du 17 octobre. Après avoir rencontré le maire Benoît Payan et des commerçants victimes des émeutes, le président de la République a tenu à remercier personnellement les policiers et les gendarmes mobilisés samedi dernier. Devant les forces de l’ordre, le chef de l’État a lancé un message particulièrement ferme : « Plus jamais de 17 octobre ! » Il a également salué le dispositif de sécurité du 24 octobre, qu’il considère désormais comme un modèle à suivre.

« Le 24 octobre est un modèle, on a tenu »

Lors de sa rencontre avec les forces de sécurité à Marseille, Emmanuel Macron a exprimé sa reconnaissance envers les policiers et les gendarmes qui ont assuré le maintien de l’ordre pendant la deuxième grande journée de mobilisation nationale.

« Je voulais vous remercier », a d’abord déclaré le président de la République, avant de poursuivre : « Un immense merci pour la mobilisation de samedi dernier. Le 24 octobre, vous avez tenu le dispositif. »

Le chef de l’État a ensuite insisté sur la différence entre les deux journées de manifestations : « Le 24 octobre est un modèle, on a tenu. Plus jamais de 17 octobre ! » Une déclaration qui traduit sa volonté de voir les forces de sécurité empêcher la répétition des pillages, incendies et destructions constatés une semaine auparavant.

Marseille : 317 commerces pillés ou sinistrés le 17 octobre

La visite présidentielle a débuté à l’hôtel de ville de Marseille, qui a lui-même subi des dégradations lors des violences du 17 octobre. Le bâtiment avait été brièvement envahi par des manifestants. Une vitre avait été brisée, un symbole anarchiste peint sur un mur et un buste de Marianne endommagé.

Accompagné du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez et de la ministre déléguée Sabrina Roubache, Emmanuel Macron a rencontré le maire Benoît Payan pour constater les dégâts et évoquer les mesures de sécurité mises en œuvre depuis les événements.

Le bilan des violences du 17 octobre dans la cité phocéenne est particulièrement lourd. Les autorités ont recensé 317 commerces pillés ou sinistrés et environ 500 établissements affectés par les troubles. Des commerçants ont subi des vols, des destructions de vitrines et d’importantes dégradations de leurs locaux.

Emmanuel Macron a également rencontré des représentants du monde économique et des professionnels victimes des pillages. Le président a assuré vouloir garantir la protection des commerces et empêcher de nouvelles destructions.

Macron reconnaît que les violences du 17 octobre n’avaient pas été anticipées

Au cours de son déplacement, Emmanuel Macron a reconnu les insuffisances du dispositif initial. Revenant sur la première journée de mobilisation, il a admis : « On n’avait pas du tout anticipé » les violences du 17 octobre.

Le président a toutefois défendu la nouvelle organisation mise en place pour les manifestations du samedi 24 octobre. « L’organisation qui a été mise en place le 24 octobre nous a permis de tenir et de protéger », a-t-il expliqué, en affirmant également que « le droit de manifester a été préservé ».

Le chef de l’État a ainsi distingué les manifestations autorisées des violences commises contre les personnes, les commerces et les bâtiments publics. Il a insisté sur la nécessité de garantir la liberté de manifester tout en empêchant les groupes violents de commettre de nouvelles dégradations.

1 435 interpellations et 267 policiers et gendarmes blessés le 24 octobre

Le bilan des manifestations du 24 octobre fait apparaître une baisse des destructions par rapport à la semaine précédente, malgré de nouveaux affrontements dans plusieurs villes françaises.

Selon le ministère de l’Intérieur, 410 000 personnes ont manifesté samedi dans toute la France, contre 550 000 le 17 octobre. La CGT a, de son côté, revendiqué près de 800 000 participants.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce lundi un bilan de 1 435 interpellations sur l’ensemble du territoire et de 267 policiers et gendarmes blessés. Il a également fait état de nombreuses saisies d’armes, notamment des couteaux, des frondes, des billes en verre et des mortiers d’artifice.

Environ 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour sécuriser cette deuxième journée de contestation. Le dispositif comprenait des unités spécialisées, des véhicules blindés Centaure, des moyens aériens et des contrôles préventifs renforcés.

À Marseille, trois commerces ont été pillés ou dégradés le 24 octobre, contre plusieurs centaines d’établissements touchés le samedi précédent. Le maire Benoît Payan a lui-même salué une manifestation globalement calme, malgré quelques débordements.

De nouvelles manifestations attendues le 31 octobre

Emmanuel Macron a également évoqué les prochaines journées de mobilisation, alors que les appels à manifester se poursuivent dans plusieurs villes françaises. « Samedi prochain est encore un samedi à risque », a-t-il averti, avant d’affirmer que « tout doit continuer de rentrer dans l’ordre et le respect ».

Le président a par ailleurs mis en cause le rôle des plateformes numériques dans les tensions actuelles, estimant que « les réseaux sociaux abîment les démocraties ». Il a également promis des annonces à destination des lycéens, dont la mobilisation contre le manque de moyens dans l’Éducation nationale a contribué au mouvement de contestation.

Le prochain rendez-vous est fixé au samedi 31 octobre, avec de nouveaux appels à manifester et un dispositif de sécurité qui devrait rester particulièrement important. Laurent Nuñez a déjà annoncé la poursuite de plusieurs couvre-feux locaux et la préparation d’une mobilisation policière renforcée.

Après les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron veut désormais faire du dispositif du 24 octobre la référence pour les prochaines manifestations. À Marseille, le président a fixé son objectif devant les policiers et les gendarmes : empêcher toute répétition des destructions qui ont frappé la ville et plusieurs autres agglomérations françaises.

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