Après plusieurs jours d’accusations à distance, Édouard Geffray et Manuel Bompard ont directement confronté leurs positions dimanche 4 octobre sur France 2 et France Inter. Le coordinateur de La France insoumise accuse le gouvernement d’avoir provoqué la crise par « dix ans de politique macroniste ». Le ministre de l’Éducation nationale estime au contraire que le mouvement lycéen a été « volé par des gens violents ».
« S’il y a quelqu’un qui est responsable, c’est vous », a lancé Manuel Bompard à Édouard Geffray. Le député des Bouches-du-Rhône dénonce une politique qui aurait laissé se multiplier les professeurs absents, les classes chargées et les difficultés matérielles. Il condamne les violences mais accuse parallèlement l’exécutif d’avoir participé à une « escalade ». Il appelle les lycéens à poursuivre leur mobilisation mardi, « dans le calme » et « de manière pacifique ».
Geffray : « Le mouvement a été volé par des gens violents »
Édouard Geffray affirme que des militants d’ultragauche ont infiltré certaines mobilisations et reproche à des élus LFI d’avoir participé à l’organisation de blocages. Le ministre fait état de 24 établissements « incendiés ou saccagés » et évalue les réparations à plusieurs dizaines de millions d’euros. Ces accusations constituent l’analyse du gouvernement et n’établissent pas une responsabilité pénale générale de LFI.
Le désaccord porte également sur les moyens. Geffray défend une augmentation de 1,2 milliard d’euros du budget de l’Éducation nationale en 2027 et justifie certaines suppressions de postes par la baisse démographique. Manuel Bompard retourne l’argument : selon lui, la diminution du nombre d’élèves devrait permettre de réduire les effectifs par classe plutôt que de supprimer des postes.

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