Le mouvement de blocage des lycées a pris de l’ampleur vendredi en Île-de-France et provoqué une confrontation politique entre le gouvernement et La France insoumise. Le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray accuse plusieurs députés LFI d’encourager la mobilisation et dénonce une « instrumentalisation politique de la jeunesse ».
Le rectorat de Créteil recensait vendredi une « grosse dizaine » de nouveaux établissements concernés, principalement en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. À 17 heures, la préfecture de police faisait état de 31 interpellations dans l’agglomération parisienne, sans préciser leur répartition exacte ni combien avaient donné lieu à des gardes à vue.
Louis Boyard appelle à étendre le mouvement
« Le mouvement lycéen doit s’étendre », a déclaré de son côté Louis Boyard. Le député LFI affirme que les élèves mobilisés dénoncent notamment le manque de personnels et de moyens dans certains établissements. D’autres élus insoumis ont également relayé des vidéos et messages en soutien aux lycéens.
Édouard Geffray reconnaît que certains établissements rencontrent des difficultés mais estime qu’elles « ne justifient ni les tirs de mortiers, ni les entraves à l’accès aux cours, ni toute forme de violence ». Son accusation d’« instrumentalisation » constitue une appréciation politique du ministre ; LFI présente au contraire son soutien comme un accompagnement des revendications lycéennes.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.