Fabien Roussel souhaite que les adultes prennent davantage part à la mobilisation lycéenne. Invité dimanche 4 octobre sur BFMTV, le candidat communiste à la présidentielle a appelé les enseignants, les salariés et les militants à soutenir les élèves lors de la prochaine journée d’action, prévue mardi 6 octobre. Son objectif est de permettre aux revendications sur les conditions d’enseignement de prendre le dessus sur les affrontements.
Le responsable communiste a indiqué avoir demandé aux militants de son parti d’aider les organisations de jeunesse, notamment en contribuant à sécuriser les parcours des manifestations. Il défend une présence auprès des lycéens pour les accompagner et faire entendre leurs demandes. Cette démarche, explique-t-il, doit aussi permettre de protéger les jeunes dans un mouvement marqué par des dégradations et des violences.
Un soutien aux revendications, une condamnation des violences
Fabien Roussel a rejeté les accusations de Matignon présentant La France insoumise comme étant à l’origine du mouvement. Il a rappelé que les élus communistes échangeaient eux aussi avec les lycéens, sans que ce soutien puisse être assimilé à une participation aux dégradations. Interrogé sur les déclarations du maire insoumis Bally Bagayoko concernant une possible légitimité de la violence, il a affirmé qu’« aucune violence n’est légitime ».
Le candidat du PCF estime que les responsabilités doivent être examinées par la justice, qu’elles concernent des auteurs de dégradations ou d’agressions, des policiers ou des responsables du maintien de l’ordre. Il a également critiqué la place accordée aux images de violences dans les médias. Enfin, réagissant aux propos de Bruno Retailleau appelant à interdire LFI, il a dénoncé une perspective qu’il associe aux pratiques des régimes dictatoriaux.
Le budget de l’éducation au centre de son appel
Pour Fabien Roussel, la réponse doit d’abord porter sur les difficultés rencontrées par les élèves et les établissements. Il accuse le gouvernement de fragiliser la politique d’enseignement et appelle les forces républicaines à travailler sur un budget 2027 permettant d’assurer la présence d’un professeur dans chaque classe. Le manque d’enseignants constitue, dans son intervention, un enjeu prioritaire.
Le responsable communiste plaide ainsi pour une augmentation du budget de l’Éducation nationale, en présentant l’accès à des conditions d’apprentissage satisfaisantes comme une question dépassant les clivages politiques. À deux jours de la nouvelle mobilisation, son appel articule soutien aux demandes des lycéens, accompagnement des manifestations et refus des violences, avec la discussion budgétaire comme débouché politique.

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