Bruno Le Maire critique la communication du gouvernement sur la crise des lycées. Invité lundi soir sur LCP, l’ancien ministre de l’Économie s’est directement opposé aux mots employés quelques heures plus tôt par Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, qui avait évoqué le risque d’un « embrasement national ».
« Quand vous employez le mot “embrasement”, je pense que vous jouez avec la peur des Français, je pense que c’est une erreur », a réagi Bruno Le Maire. Une critique qui intervient à la veille d’une nouvelle journée nationale de mobilisation des lycéens, soutenue par plusieurs syndicats enseignants et organisations politiques de gauche.
« Le dénigrement de la parole des lycéens ne conduira nulle part »
L’ancien ministre appelle le gouvernement à privilégier le dialogue. Selon lui, « la force, l’opposition brutale, le dénigrement de la parole des lycéens ne conduiront nulle part ». Il estime que les revendications exprimées sur les conditions d’enseignement, les moyens et les absences de professeurs doivent être entendues.
Cette position intervient après plusieurs journées de violences et de dégradations autour de certains établissements, mais également quelques heures après la grave blessure d’un adolescent de 15 ans à Lens. Les circonstances de cette dernière font l’objet d’une enquête de l’IGPN et ne sont pas encore établies.

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