La proposition de Bruno Retailleau d’étudier juridiquement une éventuelle interdiction de La France insoumise continue de provoquer de vives réactions. Interrogé sur Public Sénat, Éric Coquerel a répondu au candidat LR en estimant qu’une telle décision ferait basculer le pays dans une logique « dictatoriale ».
Bruno Retailleau avait posé quelques jours auparavant « la question de l’interdiction de LFI ». Le président des Républicains accuse le mouvement de Jean-Luc Mélenchon d’être « fasciné par la violence », évoque la « sédition » et estime que certains responsables insoumis chercheraient à « organiser l’insurrection ». Ces accusations constituent son appréciation politique et ne correspondent pas à l’établissement judiciaire d’une responsabilité de LFI.
Coquerel : « On serait carrément en dictature »
Interrogé précisément sur cette proposition, Éric Coquerel répond : « On serait carrément en dictature. » Le président LFI de la commission des finances récuse les accusations de Bruno Retailleau et défend la légitimité de son mouvement à soutenir les revendications sociales et lycéennes.
Bruno Retailleau avait lui-même reconnu qu’une interdiction serait « très difficile en droit ». Il avait expliqué qu’en cas d’accession au pouvoir, il demanderait à ses services d’étudier les possibilités juridiques. Aucune procédure de dissolution ou d’interdiction de La France insoumise n’est actuellement engagée.

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