Édouard Geffray ne veut pas d’un baccalauréat aménagé en fonction des perturbations provoquées par le mouvement lycéen. Dans un entretien accordé à plusieurs lecteurs du Parisien, publié samedi 7 novembre, le ministre de l’Éducation nationale a confirmé qu’il ne modifierait ni le calendrier ni les conditions générales des examens pour compenser les journées de cours perdues. « Ce n’est pas une bonne idée de bricoler le bac », a-t-il expliqué, défendant le maintien d’un cadre national commun à l’ensemble des candidats. Une position ferme alors que les blocages et manifestations ont perturbé plusieurs établissements depuis le mois d’octobre.
Le ministre reconnaît néanmoins que certains élèves ont été empêchés de suivre normalement leurs cours. Pour les établissements les plus touchés, le gouvernement envisage des moyens supplémentaires et la mise en place de dispositifs de rattrapage, plutôt qu’une modification des épreuves. Cette approche vise à préserver la valeur nationale du diplôme tout en apportant une réponse aux difficultés rencontrées localement. Elle intervient alors que les organisations lycéennes et étudiantes réclament depuis plusieurs semaines des mesures sur les conditions d’enseignement, l’accès à l’université et les moyens consacrés à l’éducation.
Parcoursup : la lettre de motivation dans le viseur du ministre
Édouard Geffray souhaite également simplifier les démarches d’admission dans l’enseignement supérieur. Parmi les évolutions annoncées figure la suppression de l’obligation de produire une lettre de motivation dans le cadre de Parcoursup. Actuellement, cette lettre n’est exigée que lorsque la formation demandée l’a rendue obligatoire. Le ministre entend alléger cette procédure, régulièrement critiquée par les candidats et leurs familles, notamment en raison du temps nécessaire à la rédaction de plusieurs dossiers. Les modalités précises de la réforme devront néanmoins être confirmées par les nouvelles règles de la plateforme.
Ces annonces interviennent à deux jours d’un nouveau rendez-vous entre le gouvernement et les représentants de la jeunesse. Plusieurs organisations lycéennes et étudiantes doivent être reçues lundi à Matignon, dans le prolongement de la conférence sociale consacrée aux salaires et au pouvoir d’achat. L’exécutif espère renouer le dialogue après plusieurs semaines de contestation, mais les syndicats continuent de demander des engagements sur les moyens de l’Éducation nationale et les conditions d’accès à l’enseignement supérieur.









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