Jean-Luc Mélenchon enregistre un nouveau soutien politique à quelques mois de la présidentielle. Vendredi 6 novembre, le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a officiellement annoncé son intention de soutenir le candidat de La France insoumise. Son président, Christian Tein, a justifié cette décision par les engagements pris par le mouvement insoumis sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie et sur la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple kanak. Cette prise de position intervient après celle de l’Union calédonienne, qui avait déjà fait connaître son soutien à Mélenchon à la mi-octobre.
Le choix du FLNKS s’inscrit dans un contexte de désaccord persistant avec le gouvernement français sur l’évolution institutionnelle de l’archipel. Le mouvement indépendantiste continue de rejeter les accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot, considérant qu’ils ne répondent pas à ses revendications de souveraineté. Lors d’une conférence de presse organisée vendredi, Christian Tein s’en est vivement pris à la politique menée par Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie. Le dirigeant indépendantiste souhaite également se consacrer davantage à la réorganisation du FLNKS et à la mobilisation de ses militants, dans la perspective des prochaines échéances politiques locales et nationales.
LFI promet une indépendance au 1er janvier 2028
La France insoumise a accueilli favorablement ce soutien dans un communiqué publié vendredi. Le mouvement affirme que les élus indépendantistes contribueront à la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon et apporteront leurs parrainages. Son programme prévoit, en cas de victoire, l’organisation de l’accession de la Nouvelle-Calédonie à l’indépendance au 1er janvier 2028. Les deux États pourraient ensuite conclure, s’ils le souhaitent, un accord d’association fondé sur leur souveraineté respective. Une proposition qui marque une rupture avec les orientations institutionnelles actuellement défendues par l’exécutif français.
Le soutien du FLNKS ne signifie toutefois pas que l’ensemble des responsables politiques calédoniens partagent cette position. L’avenir institutionnel du territoire demeure profondément débattu entre indépendantistes et non-indépendantistes, tandis que les discussions avec l’État restent marquées par les conséquences de la crise de 2024. Christian Tein a d’ailleurs précisé que son mouvement demeurerait disposé à discuter avec le futur président de la République, quelle que soit son identité.









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