À six mois de l’élection présidentielle, un nouveau sondage Ifop pour LCI, publié mardi 3 novembre, place Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon aux deux premières positions dans l’ensemble des configurations étudiées. La candidate du Rassemblement national recueille entre 35 et 37 % des intentions de vote au premier tour, contre 17,5 à 18 % pour le dirigeant de La France insoumise. L’enquête met également en évidence les difficultés du centre et de la droite, dont les différentes candidatures continuent de disperser les intentions de vote. Aucun des scénarios testés ne place un représentant de cet espace politique devant les deux personnalités.
Édouard Philippe conserve les scores les plus élevés parmi les personnalités du bloc central, avec 15 % lorsqu’il est testé face à un candidat de droite. Mais la concurrence entre les prétendants modifie sensiblement les résultats. Lorsque les quatre candidats du centre et de la droite sont présents, le maire du Havre tombe à 9,5 %, devant David Lisnard à 7 %, Gabriel Attal à 5 % et Bruno Retailleau à 4 %. Raphaël Glucksmann recueille pour sa part entre 10 et 13 % selon les hypothèses. Ces écarts illustrent les conséquences possibles de la multiplication des candidatures, alors que les discussions sur une primaire continuent de diviser les intéressés.
David Lisnard atteint 9 % dans une configuration testée
Le maire de Cannes obtient 9 % des intentions de vote lorsqu’il est opposé à Édouard Philippe dans une configuration où Bruno Retailleau n’est pas candidat. Dans ce scénario, l’ancien ministre de l’Intérieur est donc absent de la compétition, mais lorsqu’ils sont tous deux testés face à Gabriel Attal, David Lisnard recueille 7,5 %, contre 5 % pour Bruno Retailleau. Ces résultats interviennent au moment où le président de Nouvelle Énergie prépare un grand meeting à Lyon, le 13 décembre, et continue de défendre l’organisation d’une primaire ouverte de la droite et du centre.
L’enquête intervient également après le refus catégorique d’Édouard Philippe de participer à la primaire proposée par Gabriel Attal. Les résultats ne permettent pas de préjuger de l’issue du scrutin, d’autant que les candidatures définitives ne sont pas encore arrêtées. Réalisé en ligne du 27 au 29 octobre auprès de 1 501 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas.









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