Le bilan du crash d’un jet privé survenu dimanche en Floride s’est alourdi. Les autorités américaines ont confirmé la mort des 9 personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil. Le Learjet 60, qui effectuait une liaison entre le Texas et les Bahamas, s’est écrasé dans une zone résidentielle de Greenacres, dans le comté de Palm Beach.
La copilote du Learjet 60 qui s’est écrasé dimanche 1er novembre 2026 à Palm Beach, en Floride, a été identifiée comme Nathalia Gadelha, âgée de 20 ans. Sa mère, Camila, a confirmé son identité au New York Post ce lundi .
Originaire du comté de Palm Beach, elle avait obtenu sa licence de pilote privé à seulement 17 ans, alors qu’elle était encore lycéenne. Elle avait ensuite poursuivi sa formation pour devenir pilote professionnelle. Elle figure parmi les 9 personnes décédées dans l’accident.
Aucun survivant à bord du jet
Le bilan a été confirmé par les autorités américaines : les 9 occupants du Learjet 60 ont péri dans l’accident. L’appareil s’est écrasé dimanche vers 12h50, heure locale, à proximité de Military Trail, une route fréquentée du comté de Palm Beach.
L’avion, immatriculé N722BD, avait décollé de l’aéroport international Austin-Bergstrom, au Texas, et devait rejoindre North Eleuthera, aux Bahamas. Il n’est jamais arrivé à destination. Après avoir brutalement perdu de l’altitude, le biréacteur a plongé vers le sol et explosé à l’impact.
La violence du choc a provoqué une énorme boule de feu et laissé un profond cratère. Des débris ont été projetés dans les environs, à proximité immédiate d’habitations et de véhicules en circulation. Aucun décès ni blessé au sol n’avait été signalé dans le dernier bilan disponible.
« Nous allons mourir» : les derniers appels désespérés du cockpit
Les communications radio enregistrées avant l’accident révèlent les difficultés rencontrées par l’équipage. Alors que l’avion évoluait à haute altitude, une pilote a signalé des conditions météorologiques difficiles, notamment du givrage, des précipitations et des turbulences.
L’équipage a demandé à monter à 37 000 pieds, soit environ 11 300 mètres, afin de trouver des conditions de vol plus favorables. Peu après l’autorisation du contrôle aérien, la situation s’est brutalement dégradée.
La pilote a annoncé une descente atteignant 10 000 pieds par minute, puis 20 000 pieds par minute, alors que l’appareil se trouvait en situation de survitesse. Un appel de détresse a été lancé.
Dans les derniers instants, le cockpit a transmis ces mots : « Nous allons nous écraser au sol, nous allons mourir.» Puis une dernière phrase : « Nous n’avons plus le temps. »
Le contact radio a ensuite été perdu. Les données de suivi aérien indiquent que la vitesse verticale de descente a brièvement dépassé 32 000 pieds par minute, soit plus de 160 mètres par seconde.
600 habitants évacués après l’explosion
L’appareil s’est abîmé à proximité d’un quartier de maisons mobiles. Les images filmées depuis une route montrent le jet plonger presque verticalement avant de heurter le sol dans une violente explosion.
Les autorités ont procédé à l’évacuation d’environ 600 habitants du secteur. Deux centres d’accueil ont été ouverts pour héberger les personnes déplacées, tandis que les secours sécurisaient les lieux et que les équipes spécialisées examinaient les débris.
La circulation a été interrompue sur plusieurs portions de Military Trail. Les dégâts matériels concernent notamment les installations situées à proximité immédiate du point d’impact.
Givrage, turbulences et perte de contrôle : une enquête ouverte
Le National Transportation Safety Board, chargé des enquêtes sur les accidents aériens aux États-Unis, a ouvert une investigation avec l’appui de la Federal Aviation Administration.
Les enquêteurs devront notamment déterminer pourquoi l’appareil a brusquement perdu de l’altitude et si les conditions météorologiques ont contribué à la catastrophe. Les échanges radio montrent que l’équipage avait rencontré du givrage et des turbulences avant la descente incontrôlée, sans qu’un lien de causalité ait encore été établi.
Le constructeur Bombardier a annoncé sa coopération avec les enquêteurs. Les équipes du NTSB doivent examiner les éléments de l’épave, les données de vol disponibles et les communications avec le contrôle aérien pour reconstituer les dernières minutes du Learjet.









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