POLITIQUE Présidentielle 2027

Présidentielle 2027: après les émeutes, Marine Le Pen écrase ses adversaires à 36% et remporterait tous les duels du second tour

Présidentielle 2027: après les émeutes, Marine Le Pen écrase ses adversaires à 36% et remporterait tous les duels du second tour
Présidentielle 2027: après les émeutes, Marine Le Pen écrase ses adversaires à 36% et remporterait tous les duels du second tour

Le premier sondage Ifop-Fiducial publié après les émeutes des 17 et 18 octobre confirme la domination de Marine Le Pen dans la course à l’élection présidentielle de 2027. Dans l’une des configurations testées, la candidate du Rassemblement national atteint 36% des intentions de vote, contre seulement 15,5% pour Jean-Luc Mélenchon. Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe sont relégués à 13%, tandis que Gabriel Attal s’effondre à 5%. Plus spectaculaire encore, Marine Le Pen est donnée gagnante face à tous ses adversaires potentiels au second tour.

Marine Le Pen à 36%, Mélenchon distancé de plus de 20 points

Le sondage Ifop-Fiducial réalisé pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, dévoilé ce mardi 20 octobre, confirme l’avance considérable de Marine Le Pen sur ses concurrents. Dans le scénario où David Lisnard est le seul candidat de la droite traditionnelle, la représentante du RN recueille 36% des intentions de vote, soit plus du double du score de Jean-Luc Mélenchon, deuxième avec 15,5%.

Derrière eux, Raphaël Glucksmann et Édouard Philippe sont à égalité avec 13%. David Lisnard atteint 7%, Gabriel Attal obtient 5%, tandis que Marine Tondelier et Éric Zemmour recueillent chacun 3%. Fabien Roussel ferme la marche avec 2%.

Les différentes configurations étudiées confirment cette domination. Marine Le Pen recueille entre 34% et 38% des intentions de vote selon les candidatures retenues. Elle atteint notamment 38% lorsque Gabriel Attal représente seul le bloc central, contre 36% lorsque cette place revient à Édouard Philippe.

Ces résultats confirment la position dominante du Rassemblement national dans la perspective de la présidentielle de 2027, alors que les formations de gauche, du centre et de droite traditionnelle restent divisées.

Après les émeutes, Marine Le Pen apparaît comme la grande bénéficiaire politique

La publication de cette enquête intervient trois jours après les violences du samedi 17 octobre, marquées par des pillages, des incendies et des affrontements avec les forces de l’ordre dans plusieurs villes françaises. Ces événements ont replacé les questions de sécurité, d’autorité et de maintien de l’ordre au cœur du débat politique.

Sur LCI, Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop, s’interroge sur le rôle de ces violences dans la progression de Marine Le Pen : « Est-ce que c’est la peur d’une partie des Français ? Est-ce que c’est l’idée que Marine Le Pen est désormais le parti de l’ordre ? »

Le RN a fait de la sécurité et du rétablissement de l’autorité de l’État deux thèmes centraux de son discours politique. Les violences qui ont secoué la France donnent une nouvelle visibilité à ces propositions, tandis que les adversaires de Marine Le Pen peinent à réduire l’écart dans les intentions de vote.

La candidate progresse d’ailleurs par rapport à la précédente enquête Ifop-Fiducial réalisée du 12 au 14 octobre. Elle gagne deux points dans la configuration où Gabriel Attal représente le bloc central et un point lorsque le candidat est Édouard Philippe.

Gabriel Attal à 5%, David Lisnard à 7% : la droite et le camp présidentiel laminés

Le sondage révèle également les difficultés des responsables politiques issus du camp présidentiel et de la droite traditionnelle. Dans la configuration présentée sur LCI, Gabriel Attal ne recueille que 5% des intentions de vote, tandis que David Lisnard atteint 7%.

Édouard Philippe résiste davantage avec 13%, mais reste à 23 points de Marine Le Pen. L’ancien Premier ministre apparaît néanmoins comme le candidat du bloc central le mieux placé pour affronter la représentante du RN dans plusieurs autres configurations étudiées.

La fragmentation des candidatures pénalise particulièrement cet espace politique. Édouard Philippe, Gabriel Attal et David Lisnard totalisent 25% dans le scénario présenté, soit 11 points de moins que Marine Le Pen à elle seule.

Mélenchon, Glucksmann et Philippe se disputent la deuxième place

Derrière Marine Le Pen, la bataille pour accéder au second tour reste ouverte. Jean-Luc Mélenchon obtient entre 16% et 16,5% dans plusieurs configurations, tandis que Raphaël Glucksmann atteint également 16% lorsque Gabriel Attal représente le bloc central.

Édouard Philippe conserve lui aussi des possibilités de qualification, avec notamment 15% dans l’un des scénarios testés. Aucun des trois ne parvient cependant à approcher le niveau de Marine Le Pen.

Autre enseignement de l’enquête : lorsque François Hollande est testé comme seul candidat de gauche hors La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon atteint 20% des intentions de vote. Il se détache alors de ses concurrents pour la deuxième place, sans pour autant menacer la première position de Marine Le Pen.

Second tour : Marine Le Pen gagnerait face à tous ses adversaires

C’est l’autre résultat spectaculaire de cette enquête. Marine Le Pen est donnée gagnante dans toutes les hypothèses de second tour testées par l’Ifop-Fiducial.

Face à Jean-Luc Mélenchon, elle obtiendrait 68% des suffrages contre 32%. Elle l’emporterait également face à Raphaël Glucksmann avec 57% contre 43%, et face à François Hollande avec 59% contre 41%.

Le constat est identique face aux personnalités du bloc central. Marine Le Pen recueillerait 58% contre Gabriel Attal, crédité de 42%. Face à Édouard Philippe, présenté comme l’un de ses adversaires les plus compétitifs, elle gagnerait avec 56% contre 44%.

L’écart avec Édouard Philippe s’est même creusé de quatre points depuis l’enquête réalisée les 24 et 25 août. Aucun des candidats testés ne parvient désormais à battre Marine Le Pen dans les simulations de second tour.

Une enquête réalisée auprès de 1 928 électeurs après les violences

L’enquête Ifop-Fiducial a été menée auprès de 1 928 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d’un échantillon représentatif de 2 081 adultes. Les entretiens ont été réalisés en ligne entre le 17 octobre à 20 heures et le 19 octobre 2026, avec une représentativité assurée par la méthode des quotas.

Cette période de réalisation permet de mesurer les intentions de vote après le début des violences du week-end. Le sondage confirme surtout un rapport de force particulièrement défavorable aux adversaires de Marine Le Pen, à quelques mois de l’élection présidentielle.

Avec jusqu’à 38% au premier tour et des victoires annoncées dans tous les duels du second tour, Marine Le Pen occupe désormais une position électorale que ni la gauche, ni le centre, ni la droite traditionnelle ne parviennent à contester dans cette enquête.

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