Édouard Philippe n’entend pas se laisser dicter son calendrier par Gabriel Attal, Bruno Retailleau et David Lisnard. En déplacement samedi 7 novembre à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, le candidat Horizons à la présidentielle a une nouvelle fois été interrogé sur son refus de participer à une primaire de la droite et du centre. « Laissons la campagne prospérer », a-t-il répondu devant quelque 300 personnes venues assister à sa réunion publique. Une formule qui résume sa stratégie : multiplier les échanges avec les électeurs plutôt que s’engager dans une compétition interne avec les autres prétendants à l’Élysée.
L’ancien Premier ministre a entamé un « grand tour » des régions françaises, avec des réunions publiques organisées dans des salles de taille modeste et une large place accordée aux questions du public. Après plusieurs étapes à Salon-de-Provence, Aix-en-Provence, Marseille et Arles, il a poursuivi samedi ses déplacements à La Ciotat et Saint-Raphaël. Il doit également se rendre à Chartres lundi, puis à Toulouse et dans la métropole lyonnaise au cours des prochaines semaines. Une campagne de terrain qui contraste avec les discussions engagées entre les formations politiques sur l’éventuelle organisation d’une primaire.
Philippe envisage un retrait en février s’il estime ne pas pouvoir se qualifier
Le maire du Havre n’exclut pas pour autant de tirer les conséquences du rapport de force électoral. Selon ses déclarations rapportées par l’AFP, il pourrait décider en février de ne pas ajouter une candidature supplémentaire s’il estime n’avoir aucune possibilité de se qualifier pour le second tour. « J’aimerais que les autres prennent le même engagement », a-t-il précisé. Il considère que les responsables politiques devront alors prendre leurs responsabilités, sans qu’il soit nécessaire de passer par une procédure de désignation organisée entre partis. Édouard Philippe souhaite ainsi conserver la possibilité de poursuivre sa candidature tout en laissant ouverte la question d’un éventuel rassemblement ultérieur.
Cette position demeure difficilement conciliable avec celle de Gabriel Attal, qui assure que les discussions sur une primaire avancent rapidement. Bruno Retailleau et David Lisnard défendent également le principe d’une consultation commune, malgré des désaccords sur son organisation. Édouard Philippe refuse non seulement d’y participer, mais aussi de prendre part aux débats télévisés proposés entre les différents candidats.









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