Invité ce mercredi matin dans Bonjour ! La Matinale TF1, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a réagi aux derniers résultats du classement PISA, qu’il juge « alarmants ». Selon lui, la France est confrontée à une « rupture éducative » liée notamment à la surexposition aux écrans et au recul de l’implication parentale.
Interrogé sur la baisse du niveau des élèves de 15 ans, Édouard Geffray estime que la France suit une tendance générale observée dans les pays développés, avec un décrochage particulièrement marqué en mathématiques. « On est sur un point de rupture universel dans l’éducation », a-t-il affirmé, évoquant une pente « vertigineuse » depuis 2018.
Réseaux sociaux, écrans et implication des parents
Pour le ministre, une partie de cette dégradation s’explique par le fait que les jeunes délèguent de plus en plus leur rapport au savoir aux réseaux sociaux et au numérique. Il pointe aussi la surexposition aux écrans et estime que les parents se sont, dans le même temps, davantage éloignés de la scolarité de leurs enfants.
Édouard Geffray a également été interrogé sur la volonté de LFI de revenir sur l’interdiction de l’abaya à l’école en cas d’arrivée au pouvoir. Sa réponse est nette : « L’abaya n’a pas sa place à l’école. » Il invoque le principe de laïcité et rappelle que l’école doit permettre à chaque élève de grandir « à l’abri de la pression des autres ».
Le ministre place ainsi l’abaya sur le même plan que les autres signes religieux ostensibles : « Pas plus que le voile, la grande croix ou la kippa. » Une réponse directe à Mathilde Panot et à La France insoumise, qui souhaitent remettre en cause l’interdiction actuelle.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.