La décision a provoqué une vive réaction dans l’enseignement catholique. Dans le cadre de l’examen du budget 2027, la commission des finances de l’Assemblée nationale a adopté des amendements supprimant près de 9 milliards d’euros de crédits destinés à l’enseignement privé sous contrat. Une mesure d’une ampleur considérable, qui suscite l’inquiétude des organismes gestionnaires de ces établissements et relance le débat sur le financement public de l’école privée.
La Fédération des organismes de gestion de l’enseignement catholique a dénoncé une « déclaration de guerre », mettant en garde contre les conséquences d’une telle suppression pour les établissements et les familles. L’enseignement catholique accueille environ 2,1 millions d’élèves en France et dépend, pour une partie importante de son fonctionnement, des financements publics prévus par les contrats conclus avec l’État. Une remise en cause de ces crédits toucherait donc directement l’organisation du système scolaire.
Un vote en commission, pas une décision définitive
L’adoption de ces amendements ne signifie toutefois pas que les financements de l’enseignement privé ont déjà été supprimés. Le vote est intervenu en commission des finances et le projet de loi de finances doit encore poursuivre son examen parlementaire. Les dispositions pourront être modifiées, rejetées ou rétablies au cours des prochaines étapes. Leur portée politique n’en est pas moins importante, puisqu’elles remettent en question un équilibre ancien entre l’État et les établissements privés sous contrat.









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