Jean-Luc Lemoine ne présentera plus Samedi d’en rire sur France 3. Après sept saisons à la tête du divertissement, l’animateur vient de raconter les conditions particulièrement brutales dans lesquelles il a découvert son départ : France Télévisions et la production ont décidé de poursuivre l’émission avec quelqu’un d’autre, mais personne ne l’avait prévenu. Il affirme avoir appris son éviction dans les médias. Une manière de faire que Jean-Luc Lemoine ne cherche pas à minimiser. Dans un long message publié sur Instagram, il raconte sa stupéfaction et son amertume, alors qu’il pensait encore quelques jours auparavant préparer la huitième saison du programme.
« On avait oublié de m’appeler pour me le dire »
Jean-Luc Lemoine situe l’annonce à la fin du mois de juin. « J’ai appris brutalement que l’aventure “Samedi d’en rire” s’arrêtait pour moi. Ce n’était pas ma décision », explique-t-il. Le plus difficile à accepter pour l’animateur est la façon dont il l’a découvert. Il indique avoir pris connaissance de son départ par une information publiée sur Internet, avant d’adresser une pique particulièrement claire à ceux qui avaient décidé de son éviction : « Visiblement, on avait oublié de m’appeler pour me le dire. Ou peut-être qu’ils n’ont plus mon numéro. » Après sept saisons passées à présenter le programme, Jean-Luc Lemoine estime qu’un contact direct aurait été la moindre des choses. « Je ne vous cache pas qu’après 7 saisons d’investissement total où nous avons eu en plus la chance de connaître le succès, un petit coup de fil aurait été apprécié. »
Quelques jours plus tôt, on lui parlait encore de la huitième saison
La surprise est d’autant plus forte que Jean-Luc Lemoine assure qu’aucun signe ne lui avait permis d’anticiper son départ. Au contraire, l’animateur explique qu’il était encore sollicité pour préparer la suite de l’émission. « Avec le temps, je commence à avoir un peu d’expérience dans les médias mais franchement, je n’avais jamais vu ça », écrit-il. Selon lui, juste avant l’annonce de son éviction, la directrice de production l’avait appelé afin de fixer la première session de tournage de la huitième saison. Jean-Luc Lemoine pensait donc repartir pour une nouvelle année. Quelques jours plus tard, il découvrait qu’il ne ferait finalement plus partie du programme.
« L’émission ne s’arrête pas, mais ça sera sans moi »
Il ne s’agit en effet pas de la disparition de Samedi d’en rire. Le programme doit continuer sur France 3, mais avec une autre personne à sa tête. Jean-Luc Lemoine insiste sur ce point : son départ ne serait pas lié à l’arrêt de l’émission ni à un effondrement de ses audiences : « Car oui, l’émission ne s’arrête pas, puisque les audiences sont très bonnes, preuve en est le passage à la diffusion de 4 émissions à la suite le samedi contre une seule en première saison, mais ça sera sans moi. » La septième saison était encore diffusée cet été sur France 3, avec plusieurs numéros programmés successivement certains samedis. Jean-Luc Lemoine quitte donc une émission qui continue d’occuper une place importante dans la grille de la chaîne.
France Télévisions et la production ont choisi de continuer sans lui
L’animateur ne donne pas d’explication sur les motivations de son remplacement et assure ne pas les connaître. Il confirme simplement que la décision vient de la production et de France Télévisions : « La production de l’émission et France Télévisions ont décidé de continuer avec quelqu’un d’autre pour des raisons qui leur appartiennent. Donc ce n’est plus mon histoire. » Jean-Luc Lemoine ne conteste donc pas le droit de la chaîne et de la production de changer de présentateur. C’est bien la manière dont cette décision lui a été annoncée, ou plutôt ne lui a pas été annoncée directement, qui provoque sa colère.
Sept années à la tête de « Samedi d’en rire »
Lancé en 2019 sur France 3, Samedi d’en rire avait succédé aux Grands du rire. Jean-Luc Lemoine y était entouré notamment de Nadège Beausson-Diagne, Marc Toesca et Yoann Riou. Le programme mêle archives télévisées, humour, musique, souvenirs et interventions en plateau. Au fil des saisons, la place occupée par l’émission dans la grille s’était développée. Jean-Luc Lemoine souligne lui-même que les tournages étaient devenus de plus en plus intensifs pour répondre aux contraintes budgétaires et à l’augmentation du nombre de numéros diffusés. Malgré ces conditions, il décrit sept années sans conflit au sein de son équipe. « Chaque tournage s’est passé dans une harmonie rare. “On s’est bien trouvé tous les quatre”, comme on dit. » Il évoque des journées chargées, mais assure qu’il n’y a « jamais eu un éclat de voix », seulement de nombreux « éclats de rire ».
Une colère contre la méthode, mais des adieux chaleureux à son équipe
S’il règle clairement ses comptes sur les conditions de son éviction, Jean-Luc Lemoine distingue cette décision des sept années passées avec ses partenaires à l’antenne et les équipes de l’émission. Il raconte des enregistrements particulièrement détendus, où la complicité entre les participants dépassait largement ce que les téléspectateurs pouvaient voir à l’écran. Selon lui, le choix de privilégier les archives dans le montage ne permettait d’ailleurs pas de montrer tous les moments de rire et de complicité vécus en plateau.
« J’ai rarement connu des enregistrements aussi apaisés et joyeux », confie-t-il, avant de résumer l’esprit du programme : « On était juste contents de se retrouver et de partager avec vous des vieux morceaux, comme des potes qui se feraient écouter leurs meilleurs disques. » Jean-Luc Lemoine quitte ainsi Samedi d’en rire après sept saisons sur une rupture dont il conteste frontalement la méthode. Alors qu’il se préparait encore à tourner une huitième saison, l’animateur a découvert dans les médias que France Télévisions et la production avaient choisi de poursuivre l’émission sans lui. Une décision qu’il accepte, mais une façon de procéder qu’il n’est manifestement pas près d’oublier.