Louis Boyard durcit le ton face au gouvernement. Le député LFI qui était ce jeudi invité sur BFMTV, estime que le prochain budget ne doit pas reposer sur de nouvelles économies imposées aux Français, mais sur davantage de redistribution et d’investissement public. Son avertissement est clair : « Vous partagez la richesse ou c’est censure. »
Pour l’élu du Val-de-Marne, la priorité doit être de renforcer les services publics plutôt que de réduire encore les dépenses. Il défend notamment davantage de moyens pour les hôpitaux, les écoles et les pompiers, qu’il présente comme des investissements indispensables à la fois pour la cohésion sociale et pour l’économie.
« Vous partagez la richesse ou c’est censure »
Louis Boyard propose notamment de revenir sur plusieurs choix fiscaux du macronisme, comme la suppression de l’impôt sur la fortune, la baisse de l’impôt sur les sociétés ou encore la diminution de la CVAE. Il estime que ces mesures n’ont pas produit les effets promis sur l’emploi et la croissance, et appelle au contraire à taxer davantage les plus riches et les grandes entreprises.
Le député défend aussi une relance par la consommation populaire. Il propose d’augmenter les salaires et de lancer de grands programmes publics, par exemple pour rénover les canalisations d’eau ou adapter les logements aux fortes chaleurs. Selon lui, ces investissements créeraient des emplois, soutiendraient la consommation et rempliraient les carnets de commandes des entreprises.
Louis Boyard refuse enfin l’idée que les jeunes générations doivent porter seules le poids de la dette et des choix budgétaires passés. « Je n’ai pas envie de dire à la jeune génération qu’elle est condamnée à rembourser une dette dont elle n’est pas responsable », affirme-t-il, en rejetant également les dépenses militaires qu’il juge excessives.
Sa ligne est donc sans ambiguïté : partage de la richesse, hausse de l’investissement public, planification écologique et défense des services publics. Faute de changement de cap, le député insoumis promet de voter la censure du gouvernement.

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