SPORT Football

Coup de théâtre à la FIFA: Arsène Wenger pourrait défier Gianni Infantino et compromettre sa réélection

— Coup de théâtre à la FIFA: Arsène Wenger pourrait défier Gianni Infantino et compromettre sa réélection
Coup de théâtre à la FIFA: Arsène Wenger pourrait défier Gianni Infantino et compromettre sa réélection

Gianni Infantino pourrait voir se dresser devant lui un adversaire inattendu lors de la prochaine élection à la présidence de la FIFA. Alors que le dirigeant italo-suisse, au pouvoir depuis 2016, traverse une période de fortes turbulences, le nom d’Arsène Wenger circule désormais parmi ceux de ses possibles adversaires. L’ancien entraîneur d’Arsenal, aujourd’hui directeur du développement du football mondial au sein de la FIFA, pourrait être sollicité pour fédérer les opposants au président sortant.

L’élection, programmée le 18 mars 2027 à Rabat, au Maroc, devait initialement permettre à Gianni Infantino d’obtenir un nouveau mandat sans grande difficulté. Mais la contestation qui fragilise sa présidence a profondément modifié la situation, au point que plusieurs dirigeants du football international cherchent désormais une personnalité capable de le battre.

Arsène Wenger poussé à se présenter contre son propre président

À 76 ans, Arsène Wenger pourrait effectuer un retour inattendu sur le devant de la scène, cette fois dans les instances dirigeantes du football. Plusieurs responsables opposés à Gianni Infantino envisagent de convaincre le Français de briguer la présidence de la FIFA, considérant qu’il possède la notoriété et l’expérience nécessaires pour rassembler des fédérations aujourd’hui divisées.

L’hypothèse est d’autant plus surprenante que Wenger travaille directement pour la FIFA depuis novembre 2019. Après 22 années passées sur le banc d’Arsenal, entre 1996 et 2018, l’Alsacien avait accepté de devenir directeur du développement du football mondial, une fonction à laquelle il avait été nommé sous la présidence d’Infantino.

Depuis son arrivée, Wenger supervise notamment des programmes de formation, le développement d’académies de football dans une soixantaine de pays et différents travaux destinés à améliorer le jeu. Il participe également aux réflexions techniques concernant les règles du football, notamment auprès de l’International Football Association Board.

Son éventuelle candidature placerait donc Gianni Infantino dans une situation inhabituelle : devoir affronter à l’élection présidentielle un dirigeant qu’il a lui-même fait entrer dans son organisation. Pour l’heure, Wenger n’a cependant annoncé aucune intention de se présenter et aucune fédération n’a publiquement officialisé son soutien à une candidature du Français.

Wenger a déjà pris ses distances avec Infantino

Les relations entre les deux hommes ont été mises à l’épreuve durant l’été 2026, lorsque la FIFA a été secouée par le scandale du projet FIFA Forward Enterprise. Cette opération prévoyait l’ouverture à des investisseurs privés d’une partie des activités commerciales liées aux compétitions de la FIFA, avec une valorisation envisagée autour de 20 milliards de dollars.

Le projet devait permettre de lever environ 4,2 milliards de dollars grâce à la cession d’une participation minoritaire. Il a provoqué une opposition très vive au sein du football international, plusieurs confédérations et fédérations dénonçant notamment le manque de transparence entourant les négociations et les conséquences possibles d’une telle opération sur l’indépendance de la FIFA.

Au début du mois d’août, Arsène Wenger a publiquement indiqué qu’il n’avait joué aucun rôle dans l’élaboration de cette initiative. « Je n’ai pas participé à l’élaboration de ce plan stratégique et j’ai pris connaissance de ce projet pour la première fois par le biais des médias », a-t-il affirmé dans un communiqué.

L’ancien entraîneur d’Arsenal a également approuvé sans réserve l’abandon de l’opération. « La décision d’abandonner ce projet était absolument nécessaire et ne fait aucun doute, car je crois fermement en une FIFA indépendante qui sert notre sport avec engagement, transparence et intégrité », a-t-il déclaré.

Ces prises de position ont marqué une prise de distance publique avec une initiative défendue par la présidence de la FIFA. Elles ne constituent toutefois pas, à elles seules, une déclaration d’opposition personnelle à Infantino ni une annonce de candidature.

Gianni Infantino abandonné par plusieurs fédérations, mais toujours soutenu en Afrique

La crise provoquée par FIFA Forward Enterprise a eu des conséquences directes sur les soutiens politiques du président sortant. L’UEFA a notamment durci son opposition à Gianni Infantino, tandis que plusieurs fédérations européennes ont retiré leur appui à sa réélection.

La Fédération française de football a elle aussi décidé de prendre ses distances. En septembre, la FFF a officiellement retiré son soutien à Infantino, son président Philippe Diallo considérant que la confiance avait été rompue.

Pour autant, Gianni Infantino conserve un soutien considérable dans plusieurs régions du monde. Le 8 octobre, lors d’une réunion organisée au Cap-Vert, les 54 fédérations membres de la Confédération africaine de football ont annoncé leur soutien unanime et inconditionnel à sa réélection.

Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a justifié cette décision par les investissements réalisés sur le continent depuis l’arrivée d’Infantino en 2016. Ce dernier a notamment rappelé que le programme FIFA Forward avait permis de consacrer environ 1 milliard de dollars au football africain en dix ans, avec 124 projets financés.

Ce bloc de 54 voix constitue un avantage important dans une élection où chacune des 211 associations membres de la FIFA dispose d’une voix. Une éventuelle candidature de Wenger devrait donc obtenir des soutiens bien au-delà du seul football européen pour espérer faire basculer le scrutin.

Arsène Wenger n’est pas le seul nom évoqué pour affronter Infantino

La recherche d’un candidat capable de battre le président sortant a déjà conduit plusieurs dirigeants à envisager différentes personnalités. Le président de la Concacaf, Victor Montagliani, avait notamment été considéré comme un adversaire potentiel, avant de faire connaître son intention de briguer un nouveau mandat à la tête de la confédération d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes.

De son côté, le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a annoncé vouloir solliciter un nouveau mandat à la tête du football européen. Cette décision l’écarte de la course à la présidence de la FIFA, alors que son nom figurait parmi les personnalités susceptibles d’affronter Infantino.

Un ancien international suisse, Ramon Vega, a en revanche fait connaître le 7 octobre son intention de se présenter. L’ancien défenseur de Tottenham, âgé de 55 ans, souhaite défendre une réforme de la gouvernance de la FIFA et rétablir la confiance entre ses différentes composantes, même s’il doit encore satisfaire aux conditions nécessaires à la validation de sa candidature.

Arsène Wenger pourrait présenter un profil différent, en raison notamment de sa réputation internationale, de sa longue carrière d’entraîneur et de sa connaissance du fonctionnement de la FIFA. L’ancien milieu de terrain français Emmanuel Petit, qui a évolué sous ses ordres à Arsenal, s’est d’ailleurs montré favorable à l’idée de le voir briguer la présidence.

Une date décisive : le 18 novembre 2026

Les éventuels adversaires de Gianni Infantino disposent encore de quelques semaines pour se déclarer. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre 2026, soit quatre mois avant l’élection présidentielle du 18 mars 2027.

Pour être recevable, une candidature doit notamment bénéficier du soutien d’au moins cinq associations membres de la FIFA et satisfaire aux conditions d’éligibilité prévues par les statuts de l’organisation. Obtenir ces parrainages ne garantit cependant pas de pouvoir battre Infantino, qui conserve un réseau de soutiens construit depuis son arrivée à la présidence en février 2016.

L’éventuelle entrée en lice d’Arsène Wenger constituerait néanmoins un événement considérable dans la campagne électorale. Le Français possède une reconnaissance sportive mondiale et occupe depuis sept ans des responsabilités au sein de l’organisation qu’il pourrait être amené à diriger.

Reste une inconnue essentielle : Arsène Wenger acceptera-t-il de se lancer dans une bataille électorale contre Gianni Infantino ? À ce jour, aucune décision officielle n’a été annoncée, mais sa présence parmi les personnalités envisagées démontre que les opposants au président sortant cherchent désormais une alternative crédible pour mars 2027.

Partager cet article

Votre actualité, selon vos intérêts

Choisissez les rubriques et la langue de votre newsletter. Vous pourrez modifier vos préférences à tout moment.

Réagir à l’article

Soyez le premier à commenter cet article.

Réagir à cet article

Les commentaires sont modérés. Les messages promotionnels, les envois automatiques et les liens abusifs sont bloqués.

Votre premier commentaire, ou tout message contenant un lien, peut être placé en attente de validation.

Application Entrevue

L’info partout avec vous

Retrouvez l’actualité, les alertes et vos rubriques préférées dans une expérience pensée pour le mobile.

Écran Alertes de l’application Entrevue : les dernières alertes info
Écran de personnalisation des rubriques de l’application Entrevue
Écran Actu de l’application Entrevue : le récit à la une