Saint-Étienne-du-Rouvray accueille ce dimanche les cérémonies marquant le dixième anniversaire du meurtre du père Jacques Hamel, tué le 26 juillet 2016 dans son église par deux terroristes se réclamant de l’État islamique.
Il avait 86 ans et célébrait la messe quand deux hommes de 19 ans, Adel Kermiche et Abdel-Malik Petitjean, ont fait irruption dans l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, près de Rouen, pour lui porter dix-huit coups de couteau. Une décennie après cet attentat, la France se souvient du père Jacques Hamel lors de commémorations réunissant membres du gouvernement, élus locaux et François Hollande, président de la République au moment des faits.
Une messe est célébrée dans l’église même où le prêtre a été assassiné, sous la présidence du cardinal Jean-Marc Aveline, à la tête de la Conférence des évêques de France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit prendre la parole à 12h25, avant qu’un hommage soit rendu aux policiers, sapeurs-pompiers et personnels du SAMU mobilisés ce jour-là.
La police nationale de Seine-Maritime a salué sur X la mémoire du prêtre et le « courage exemplaire » de ses agents qui « faisaient face à l’horreur ». « Aujourd’hui, nos pensées vont vers lui, sa famille, et celles et ceux qui ont agi avec humanité », écrit-elle.
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur en 2016, dit se souvenir « du visage de cet homme de paix, du courage de la BRI et de la BAC qui stoppèrent les djihadistes, du chagrin qui saisit le pays mais aussi de la fraternité de notre peuple, par-delà les croyances et les appartenances, autour des valeurs humaines et républicaines ». « Elles sont le ciment de la maison France », conclut-il.
Les deux assaillants avaient été abattus par les forces de l’ordre à l’issue de l’attaque. Lors du procès tenu en mars 2022, trois membres de leur entourage ont été condamnés pour association de malfaiteurs terroriste à des peines allant de huit à treize ans de prison. Un quatrième accusé, Rachid Kassim, présumé mort en 2017 en Irak et jugé par défaut, a écopé de la réclusion criminelle à perpétuité.
Engagé dans le dialogue interreligieux, le père Hamel a donné son nom à un prix créé en 2017 par la Fédération des médias catholiques, qui récompense chaque année un travail journalistique consacré à la paix, à la fraternité et aux échanges entre religions.
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