La première promotion du nouveau service national portera le nom d’Henri Fertet, jeune résistant exécuté par les Allemands à l’âge de 16 ans en 1943. Emmanuel Macron l’a annoncé mardi 15 septembre lors d’un discours prononcé à Orange, dans le Vaucluse, devant les premiers volontaires du dispositif.
Le chef de l’État a expliqué que le parcours du jeune résistant faisait écho à l’engagement des volontaires appelés à servir la France. Il a également annoncé que les prochaines promotions porteront chacune le nom d’un compagnon de la Libération, afin de rendre hommage aux figures de la Résistance et de la France libre.
Une référence à la Résistance
Emmanuel Macron a rappelé les derniers mots écrits par Henri Fertet à ses parents : « Je veux une France libre et des Français heureux ». Pour le président, cette phrase rappelle aux nouvelles générations que la liberté héritée de leurs prédécesseurs doit être préservée.
Henri Fertet fait partie des jeunes résistants engagés pendant la Seconde Guerre mondiale. Les 1 038 compagnons de la Libération, dont une centaine avaient moins de 20 ans au début du conflit, constituent selon Emmanuel Macron « un exemple pour la jeunesse française ».
Un dispositif lancé en 2025
Le service national, fondé sur le volontariat, a été lancé en novembre 2025 avec l’objectif de renforcer le lien entre les armées et la nation. La première période, d’une durée d’un mois, est consacrée à la formation militaire initiale, notamment à la discipline, à la marche et au maniement des armes.
Les neuf mois suivants permettent aux volontaires d’intégrer les différentes armées et les services de soutien. Emmanuel Macron a également insisté sur l’apprentissage d’un métier, l’acquisition de compétences et la découverte de la vie en unité militaire. Le dispositif doit ainsi associer formation, engagement et expérience professionnelle.

Communauté
Commentaires
Écrire un commentaire
Soyez le premier à commenter cet article.