Emmanuel Macron se rend ce mardi matin à Orange, dans le Vaucluse, pour rencontrer la première promotion du nouveau service national. Sur la base aérienne 115, le chef de l’État doit notamment dévoiler le nom de cette première promotion, appelée à compter 3 000 volontaires d’ici novembre. Une étape symbolique pour l’un des derniers grands chantiers militaires de son second quinquennat.
Dix mois sous statut militaire
Annoncé par Emmanuel Macron en novembre 2025, ce nouveau service national ne marque pas le rétablissement de la conscription. Le dispositif est volontaire, sélectif et ouvert aux Françaises et Français âgés de 18 à 25 ans. Aucun niveau d’études n’est exigé, mais les candidats doivent notamment passer une visite médicale et faire l’objet d’un examen de sécurité.
L’engagement dure dix mois, avec une première période consacrée à la formation militaire. Les volontaires sont ensuite affectés dans des unités où ils peuvent participer à la protection du territoire, au fonctionnement quotidien des armées ou apporter des compétences plus spécialisées. Ils perçoivent une rémunération d’environ 800 euros par mois et sont nourris et logés.
Objectif : 10 000 volontaires en 2030
À Orange, Emmanuel Macron doit assister à plusieurs séquences de formation, notamment au combat au corps à corps, au tir au Famas et à la marche militaire, avant de déjeuner avec les volontaires. La base aérienne 115 constitue, avec celle d’Évreux, l’un des centres chargés de la formation initiale des premières recrues.
Le dispositif doit progressivement changer d’échelle. Après 3 000 jeunes en 2026, Emmanuel Macron a fixé un objectif de 10 000 volontaires par an en 2030 et affiche l’ambition d’atteindre 50 000 jeunes en 2035. Plus de deux milliards d’euros supplémentaires sont prévus dans l’actualisation de la programmation militaire pour accompagner le développement du service national.
Pour l’Élysée, l’objectif est à la fois de renforcer le lien entre les armées et la population, d’accroître la capacité de résistance du pays et de préparer davantage la jeunesse aux enjeux de défense. Dans un contexte international marqué par la multiplication des tensions militaires, Emmanuel Macron avait résumé sa philosophie lors de l’annonce du dispositif : la France doit être en mesure de « se tenir prête » face aux nouvelles menaces.

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