Greg Guillotin a été placé en garde à vue ce lundi matin. L’humoriste et youtubeur de 43 ans est entendu dans le cadre de l’enquête ouverte après la plainte déposée par son ancienne compagne pour violences conjugales et harcèlement. La mesure a débuté à 9 heures, conformément à ce que nous annoncions dès le 23 septembre.
Son avocat, Me Tom Michel, a confirmé que Greg Guillotin était actuellement entendu sous le régime de la garde à vue. Le vidéaste doit être interrogé sur les accusations formulées par son ancienne compagne et sur les violences qu’il a lui-même reconnues publiquement au début du mois de septembre.
Une garde à vue prévue depuis plusieurs semaines
La garde à vue de Greg Guillotin n’est donc pas une convocation décidée au dernier moment. Son audition était prévue depuis plusieurs semaines dans le cadre des investigations menées après la plainte déposée le 17 juin auprès du parquet d’Évry, dans l’Essonne.
Me Tom Michel indique que son client attendait cette audition afin de pouvoir donner sa version des faits. Selon son avocat, Greg Guillotin entend « répondre pleinement sur les faits qui lui sont reprochés » et transmettre aux enquêteurs les éléments qu’il estime utiles au dossier.
La durée de la garde à vue dépendra désormais des nécessités de l’enquête et du déroulement des auditions. À ce stade, aucune décision concernant les suites judiciaires de cette mesure n’a été annoncée.
Son ex-compagne dénonce des violences physiques et psychologiques
L’ancienne compagne de Greg Guillotin, aujourd’hui âgée de 27 ans, a déposé plainte pour violences conjugales après une relation qui a duré de 2019 à 2026.
Elle décrit des violences physiques et psychologiques répétées au cours de ces années. Sa plainte fait également état d’humiliations, d’insultes, d’un contrôle de sa vie quotidienne et d’un système de surveillance installé au domicile. L’enquête porte notamment sur des faits de violences habituelles sur conjoint ou ex-conjoint et de harcèlement moral.
Greg Guillotin reste présumé innocent des infractions qui lui sont reprochées tant qu’aucune condamnation définitive n’a été prononcée. Il a néanmoins reconnu publiquement avoir exercé des violences sur son ancienne compagne.
Greg Guillotin avait reconnu les violences
Après la révélation de la plainte, Greg Guillotin avait publié un texte dans lequel il reconnaissait les violences physiques et psychologiques dénoncées par son ancienne compagne. Il écrivait notamment : « Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte. »
Le youtubeur avait également expliqué avoir commencé un suivi auprès d’un psychiatre et d’un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales. Ses prises de parole avaient été suivies de nouvelles interrogations autour de la préparation de sa communication après la révélation de l’affaire.
Les déclarations publiques de Greg Guillotin ne mettent cependant pas fin au travail judiciaire. Les enquêteurs doivent désormais confronter ses explications aux éléments figurant dans la plainte, aux éventuels témoignages recueillis et aux autres pièces versées au dossier.
Les enquêteurs vont désormais entendre sa version
Cette garde à vue doit permettre aux enquêteurs d’interroger précisément Greg Guillotin sur les faits dénoncés pendant plusieurs années par son ancienne compagne. Ils peuvent également lui demander de répondre aux différents éléments matériels ou témoignages recueillis depuis l’ouverture de l’enquête.
Son avocat assure que Greg Guillotin ne souhaite pas éviter les questions des enquêteurs et qu’il entend assumer les responsabilités qui seraient les siennes. À l’issue de la garde à vue, plusieurs suites sont possibles selon l’état du dossier : remise en liberté sans poursuite immédiate, poursuite des investigations ou décision judiciaire prise par le parquet.
La garde à vue de ce lundi marque ainsi une nouvelle étape concrète dans une affaire révélée au début du mois de septembre. Après les accusations de son ancienne compagne, puis les aveux publics du vidéaste, Greg Guillotin doit désormais répondre directement aux questions des enquêteurs dans le cadre de la procédure judiciaire.

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