Greg Guillotin est depuis quelques jour au cœur d’un lourd scandale de violences conjugales. Son ancienne compagne, avec laquelle il a vécu entre 2019 et 2026, a déposé le 17 juin une plainte pour violences conjugales et harcèlement. Elle dénonce plusieurs années de violences physiques et psychologiques, des insultes, des humiliations, une surveillance permanente et une situation d’emprise.
Depuis, de nouveaux éléments particulièrement accablants ont été révélés. Des vidéos non rendues publiques montrent notamment son ancienne compagne avec des cocards, des hématomes au poignet, un bleu d’environ 25 centimètres sur une cuisse et d’importantes marques au niveau du cou. D’autres scènes décrites font état d’un lit volontairement inondé alors qu’elle était malade, d’affaires jetées par une fenêtre, d’un téléphone cassé ou encore d’un ordinateur portable violemment refermé sur ses mains.
Face aux preuves accablantes, Greg Guillotin n’a eu d’autre choix de reconnaître tous les faits. Il admet avoir exercé des violences physiques et psychologiques contre son ancienne compagne et avoir été violent à plusieurs reprises. « J’ai frappé une femme, plusieurs fois », a-t-il reconnu. Cyril Hanouna, qui le produisait, a depuis annoncé qu’il ne souhaitait plus poursuivre leur collaboration. Greg Guillotin, qui de toute évidence tente aujourd’hui de se victimiser, envisagerait désormais une hospitalisation volontaire dans une clinique spécialisée. Mais le mal est fait, et la sincérité de sa démarche victimaire pose sérieusement question, surtout quand on se plonge un peu dans le passé,e t que l’ons e rend compte à quel point il a manipulé le public…
Pendant plus de 10 ans, l’homme qui reconnaît aujourd’hui avoir frappé sa compagne n’était pas avare de leçons lorsqu’il s’agissait d’expliquer aux autres comment se comporter. Respect, empathie, consentement, honnêteté, partage, refus de la souffrance : Greg Guillotin a multiplié les campagnes et les prises de parole morales. À la lumière de ce qu’il admet aujourd’hui, certaines sont devenues terriblement embarrassantes, et révèlent au grand jour qu’en plus d’être violent, Greg Guillotin est également un menteur, manipulateur et un bel hypocrite…
2015 : Greg Guillotin dénonce la souffrance infligée aux singes envoyés vers les laboratoires
Dès 2015, Greg Guillotin utilise sa notoriété pour défendre les êtres vulnérables. Il participe à une opération de PETA demandant à Air France de cesser le transport de singes destinés à l’expérimentation animale et dénonce les souffrances qui leur sont infligées.
L’humoriste commence ainsi à construire une image publique fondée sur la compassion et le refus de la violence. En plus de divertir le public, il lui explique quels comportements doivent être refusés lorsqu’ils provoquent la souffrance d’autrui.

Janvier 2016 : il appelle à ne pas laisser les animaux «prisonniers» de Marineland
Quelques mois plus tard, Greg Guillotin s’engage contre la captivité des animaux à Marineland. Avec son personnage de Bengui et son dauphin en peluche Léo, il appelle son public à ne pas cautionner l’enfermement des animaux marins.
La campagne repose directement sur l’empathie. «Personne ne veut vivre dans un bocal. Ni Bengui, ni Léo, ni personne», explique-t-il. Le principe défendu : se mettre à la place de celui qui subit avant de décider de ce qu’on peut lui imposer.
Le discours est parfaitement vertueux. Greg Guillotin demande déjà aux autres de considérer la souffrance de celui qui se trouve en position de faiblesse. Quelques années plus tard, ses propres aveux montreront pourtant combien il a été incapable d’appliquer ce principe élémentaire à celle qui partageait sa vie.

Mars 2017 : face aux cochons maltraités, il demande «Qu’ont-ils fait pour mériter ça?»
En 2017, Greg Guillotin participe à une enquête de L214 dans un élevage intensif de cochons du Finistère. Face aux conditions dans lesquelles vivent les animaux, le vidéaste s’indigne : «Qu’ont-ils fait pour mériter ça?»
Une nouvelle fois, Greg Guillotin occupe publiquement la position de celui qui condamne la violence exercée par les autres. Il appelle à regarder la victime, à mesurer sa souffrance et à condamner ceux qui la lui infligent. Cette posture deviendra une constante de ses engagements publics.

Décembre 2017: «Ne plus faire subir à des êtres sensibles ce que je ne voudrais pas que l’on me fasse»
À la fin de l’année 2017, PETA met en avant l’engagement de Greg Guillotin et rappelle notamment la raison qu’il donne pour expliquer son véganisme : «J’ai fait le choix de ne plus faire subir à des êtres sensibles ce que je ne voudrais pas que l’on me fasse.»
Cette phrase est probablement celle qui résiste le moins bien à ses aveux de 2026. Elle pose en effet un principe moral universel d’une simplicité absolue : ne pas faire subir à l’autre ce que l’on refuserait de subir soi-même.
Greg Guillotin ajoute à cette époque que «le véganisme, c’est rationnel, c’est logique, c’est implacable». Implacable, le rapprochement l’est aujourd’hui également. L’homme qui affirmait ne plus vouloir infliger à un être sensible ce qu’il ne voudrait pas endurer reconnaît 9 ans plus tard avoir frappé plusieurs fois la femme qui partageait sa vie.
La même année, il remet par ailleurs une pétition de dizaines de milliers de signatures pour dénoncer certaines expérimentations pratiquées sur des chiens. Encore une fois, Greg Guillotin se pose en défenseur de ceux qui souffrent et demande aux responsables de ces pratiques de changer de comportement.

Mars 2018 : avec #BalanceTaFourrure, il donne encore des leçons au nom de «l’éthique»
En 2018, Greg Guillotin participe à la campagne #BalanceTaFourrure contre les élevages d’animaux destinés à la production de fourrure. Face aux conditions de détention et de mise à mort des visons, il pose ouvertement la question morale : «À quel titre éthique peut-on s’autoriser le droit de tuer un animal pour s’en faire un manteau ou un col de fourrure?»
Le ton dépasse une nouvelle fois le simple soutien associatif. Greg Guillotin interpelle les autres sur leur comportement et invoque directement l’éthique. Il explique ce qui est acceptable, ce qui ne l’est pas et où doit se situer la limite morale.
À cette époque, rien de l’affaire actuelle n’est encore connu. Mais, rétrospectivement, cette succession de prises de position dessine un personnage particulièrement pervers et moralisateur : Greg Guillotin n’a cessé de demander aux autres de regarder leurs propres actes et leurs conséquences sur les victimes, tout en se comportant lui-même de la pire des façons.

2018 : il sensibilise au viol conjugal et rappelle qu’«un non est un non»
Cette même année, Greg Guillotin passe de la protection animale à une question directement liée aux rapports entre hommes et femmes. Il apparaît dans Consent, un court-métrage consacré au viol conjugal et au respect du consentement au sein du couple.
Le message ne laisse aucune place à l’ambiguïté : «Un non est un non, un viol est un viol, même au sein d’un couple.» Greg Guillotin prête donc son visage à une œuvre expliquant que le fait de partager la vie de quelqu’un ne donne aucun droit sur cette personne et que ses limites doivent être respectées.
Le personnage public est désormais clairement installé : Greg Guillotin explique aux autres les règles fondamentales d’une relation respectueuse. Mais quelques années plus tard, ses propres aveux montreront qu’il a lui-même violé l’un de ces principes les plus élémentaires en exerçant des violences physiques et psychologiques contre sa compagne.

Mars 2020 : il prône «honnêteté, respect, confiance, communication, soutien, empathie» dans le couple
Le 11 mars 2020, le contraste devient encore plus accablant. Greg Guillotin apparaît dans une vidéo de Parlons peu, mais Parlons ! consacrée au couple. Sa relation avec celle qui déposera plainte 6 ans plus tard est alors déjà commencée.
La vidéo énumère les ingrédients d’une relation saine : «Honnêteté. Respect. Confiance. Communication. Partage. Soutien. Empathie. Amour.» Elle insiste également sur la nécessité de respecter les différences et l’indépendance de son partenaire.
Le mot «honnêteté» fait aujourd’hui particulièrement tâche. Greg Guillotin participait à une vidéo expliquant comment un couple devait fonctionner et contribuait à renvoyer l’image d’un homme parfaitement aligné avec ces principes.
Problème : celui qui s’était placé devant une caméra pour vanter respect, empathie, confiance et honnêteté reconnaît avoir, quelques années plus tard dans cette même relation, fait exactement l’inverse. Le donneur de leçons connaissait manifestement parfaitement les règles. Il ne les a simplement pas respectées lui-même.

Mai 2020 : il explique aux hommes comment mieux respecter la charge mentale des femmes
Deux mois seulement après cette leçon sur le couple idéal, Greg Guillotin participe à une nouvelle vidéo de Parlons peu, mais Parlons !. Cette fois, le sujet est la charge mentale et les déséquilibres entre hommes et femmes dans la répartition des tâches quotidiennes.
La conclusion se veut pédagogique : «L’idée, c’est évidemment de se partager les tâches.» Greg Guillotin contribue ainsi à expliquer aux hommes qu’ils doivent prendre leur part et ne pas laisser peser l’organisation du foyer sur leur compagne.
La réalité décrite aujourd’hui par son ex-compagne est autrement moins reluisante. Dans sa plainte, elle affirme que Greg Guillotin lui faisait notamment des reproches lorsqu’elle se reposait, lorsqu’elle ne répondait pas assez rapidement à ses messages ou lorsque certaines tâches n’étaient pas réalisées selon ses attentes. Elle affirme aussi que des caméras présentes au domicile auraient servi à surveiller ses faits et gestes.
Le parallèle avec cette vidéo sur la charge mentale est particulièrement embarrassant. L’homme qui expliquait publiquement les déséquilibres que peuvent subir les femmes dans leur foyer est aujourd’hui accusé par son ancienne compagne de comportements de contrôle qui en donnent une image beaucoup moins exemplaire.

Juillet 2026 : deux mois avant ses aveux, il demande encore aux autres d’«ouvrir les yeux»
Le 17 juin 2026, l’ancienne compagne de Greg Guillotin dépose sa plainte. Le 2 juillet, alors que le public ignore encore totalement l’affaire, l’humoriste apparaît dans une nouvelle campagne consacrée au tourisme animalier.
Greg Guillotin y raconte avoir vu à Santorin des mules et des ânes épuisés, blessés et «frappés alors qu’ils peinent à transporter des touristes». Il dénonce également les méthodes utilisées pour soumettre les animaux et appelle les vacanciers à prendre conscience de leur souffrance : «Il faut ouvrir les yeux.»
La plainte contre lui est déjà déposée lorsqu’il demande publiquement aux autres d’ouvrir les yeux sur la violence infligée aux êtres vulnérables. Le public, lui, ignore encore tout de ce qui se joue dans sa vie privée et des accusations de son ancienne compagne.
Greg Guillotin continue donc à se présenter publiquement en donneur de leçons. Il dénonce des êtres «frappés» et demande aux autres de ne pas détourner le regard de leur souffrance. Deux mois plus tard, c’est sur ses propres actes que le public va ouvrir les yeux. Pitoyable…

Septembre 2026 : le donneur de leçons reconnaît avoir été violent «à plusieurs reprises»
Puis les belles paroles se fracassent sur ses propres aveux. Au lendemain de la révélation publique de la plainte, Greg Guillotin reconnaît que son ancienne compagne a subi de sa part des violences physiques et psychologiques : «Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier. J’ai honte.»
Il précise également qu’il ne s’agit pas d’un unique épisode : «Chez moi, à plusieurs reprises, j’ai aussi été violent avec la personne qui partageait ma vie.» Puis vient la phrase qui résume désormais toute l’affaire : «J’ai frappé une femme, plusieurs fois.»
C’est à cet instant que plus de 10 années de discours moraux volent en éclat. Greg Guillotin savait parfaitement expliquer aux autres comment ils devaient se comporter. Il savait parler d’empathie, de respect, de consentement, d’honnêteté, de confiance et de souffrance. Il savait condamner ceux qui frappent et demander au public de regarder les victimes plutôt que de détourner les yeux.
Mais ses propres aveux montrent qu’il n’a pas respecté lui-même ces principes lorsqu’il s’agissait de sa compagne. Le donneur de leçons connaissait les règles. Il savait même très bien les formuler devant une caméra. La réalité qu’il reconnaît aujourd’hui est pourtant aux antipodes de cette morale affichée.
C’est ce qui rend aujourd’hui toutes ses anciennes leçons si accablantes. Pendant plus de 10 ans, Greg Guillotin a montré aux autres le comportement qu’ils étaient supposés adopter, jusqu’à demander encore en juillet 2026 au public d’«ouvrir les yeux» sur des êtres frappés.
Deux mois plus tard, ses aveux ont brutalement retourné la formule contre lui. Deux phrases prononcées à plusieurs années d’intervalle suffisent désormais à mesurer le gouffre entre les belles paroles et la réalité : «Ne plus faire subir à des êtres sensibles ce que je ne voudrais pas que l’on me fasse», disait-il. Avant de reconnaître en septembre 2026 : «J’ai frappé une femme, plusieurs fois.»

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