La justice parisienne a lancé des investigations après plusieurs plaintes mettant notamment en cause le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, son prédécesseur Anne Hidalgo et l’ancien adjoint aux affaires scolaires Patrick Bloche. Des familles leur reprochent de ne pas avoir suffisamment agi face aux violences sexuelles présumées commises par des animateurs périscolaires.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé jeudi que trois plaintes de différentes origines avaient été reçues, regroupées et suivies de l’ouverture d’enquêtes. La plus récente émane d’une quinzaine de familles dénonçant des violences ou atteintes sexuelles présumées sur leurs enfants dans des établissements des 9e, 11e et 15e arrondissements.
Plus de 200 enquêtes pénales déjà en cours
Réunies au sein du collectif MeTooEcole, les familles souhaitent que la justice détermine ce que les responsables municipaux savaient des dysfonctionnements signalés. Leur plainte mentionne notamment la mise en danger délibérée d’autrui, la non-assistance à personne en danger et la non-dénonciation d’infractions visant des enfants, certains âgés de deux à quatre ans. L’ouverture des investigations ne préjuge toutefois pas des responsabilités éventuelles.
Depuis le début de 2026, la Ville de Paris a suspendu 132 animateurs, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Plus de 200 enquêtes pénales sont également en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale. Face aux critiques sur la lenteur des procédures, Laure Beccuau a souligné la complexité de ces dossiers et la nécessité d’investigations approfondies pour établir les faits.

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